Le terrorisme islamiste :
idéologie, exigences et attentats

Mise à jour : 11/09/2007

Le Centre national antiterroriste des Etats-Unis (NCTC) a publié le 27/04/2005 son rapport 2004 sur le terrorisme dans le monde http://www.state.gov/documents/organization/45313.pdf . Selon le Washington Post du même jour, le nombre d'attentats est passé de 175 en 2003 à 655 en 2004 : il a presque quadruplé en un an !

Le texte ci-dessous, très complet mais facile à lire, analyse les fondements religieux et idéologiques des terrorismes islamiste et palestinien, ainsi que les contextes politiques et économiques où il naît et les graves menaces qu'il fait peser sur notre société.

Voir aussi :

·            Pourquoi sont-ils devenus casseurs ou terroristes ?
(psychologie des casseurs et des terroristes)

·            La culture arabe ennemie de la démocratie

·            Adhésion de la Turquie : le pour et le contre

·            Attentats islamistes

·            Peut-on désarmer les terroristes ?

 

Table des matières

1.    Le sens des mots. 3

2.    Une religion inadaptée à la vie moderne. 8

2.1  Méfaits économiques des lois coraniques. 8

2.1.1      La loi contournée. 9

2.2  Brève histoire de l'Islam... 9

2.2.1      De l'apogée à la décadence. 9

2.2.2      Du wahhabisme aux islamistes, dont les Talibans. 10

2.2.3      Conclusion sur la doctrine des mouvements islamistes actuels. 11

2.3  Religion musulmane et tyrannie. 12

2.3.1      Discours du Pape, pensée unique et terrorisme intellectuel 13

2.4  Les devoirs des islamistes. 13

2.5  La croyance dans la récompense des martyrs. 14

2.6  Une idéologie de mort 14

2.7  Psychologie des terroristes. 15

2.8  Tous les musulmans ne sont pas islamistes ! 15

2.9  L'identification des terroristes islamistes. 16

2.10       Des différences essentielles entre christianisme et islam... 16

3.    Islamisme et terrorisme. 17

3.1  Une guerre interne au monde musulman.. 17

3.2  Propos du Recteur Dalil Boubakeur sur l'intégrisme. 18

3.3  Les reproches des islamistes aux occidentaux. 20

3.4  Le terrorisme suicidaire et preneur d'otages. 21

3.5  Terrorisme d'Etat et terrorisme de groupe. 22

3.6  Echec de la stratégie de déstabilisation des régimes musulmans. 23

3.7  Etat et religion.. 24

3.7.1      Le cas de l'Arabie Saoudite. 24

3.8  La déclaration de guerre sainte aux juifs, aux croisés, etc. 25

3.9  Les menaces de Ben Laden aux Américains. 27

3.10       La « guerre sainte » des islamistes. 27

3.11       Le danger islamiste. 28

3.12       Arafat et les terroristes Palestiniens. 29

3.13       Les faux islamistes qui sont de vrais mafieux. 31

3.14       Il n'y a pas d'« islamistes modérés ». 31

4.    Les circonstances favorables au terrorisme islamiste. 32

4.1  L'économie catastrophique de nombreux pays musulmans. 32

4.1.1      Frustration des Arabes concernant leurs gouvernements. 33

4.1.2      Chômage et inégalités de revenu.. 33

4.1.3      Conclusion.. 34

4.2  Conséquences du contexte politico-économique. 34

4.2.1      Conséquences sur l'enseignement 34

4.2.2      Accès aux informations et aux connaissances. 36

4.2.3      Conséquence : manque de discernement 38

4.3  La couverture médiatique. 39

4.4  Nos fréquentes erreurs d'appréciation.. 39

4.4.1      Jugement selon celui qui commet l'acte condamnable. 39

4.4.2      Jugement selon le but de l'acte condamnable. 40

4.4.3      Jugement selon la victime de l'acte condamnable. 40

4.5  Les revendications nationalistes insatisfaites. 41

5.    Conclusions. 41

5.1  Coût du terrorisme. 41

5.1.1      Coûts directs. 41

5.1.2      Coûts indirects : dégâts économiques dus à la peur. 41

5.2  Musulmans mais pas terroristes - Port du voile. 42

5.2.1      L'intégration des musulmans dans les pays occidentaux. 42

5.2.2      Les degrés de la fidélité à une religion.. 43

5.2.3      Les degrés du terrorisme islamiste et la complicité. 43

5.3  Que faire ?.. 44

5.3.1      Prosélytisme musulman en France. 44

5.3.2      Lutter contre le terrorisme comme le demandent les Nations unies. 45

6.    Textes complémentaires. 45

7.    Sources et références. 46

 

1.     Le sens des mots

Voyons d'abord le sens précis de certains mots que nous utiliserons souvent.

§           Terrorisme [28] : Selon André Glucksmann, le crime imprescriptible du terrorisme [est une] agression délibérée de civils désarmés par des hommes en armes, quels que soient leur accoutrement et leurs alibis idéologiques ou religieux.

Selon le rapport remis au Secrétaire général des Nations unies le 28/12/2004 sur les évolutions souhaitées pour cette organisation, le terrorisme est défini comme « une action destinée à tuer ou blesser gravement des civils ou des non-combattants, dans le but, par sa nature même ou son contexte, d'intimider une population ou d'obliger un gouvernement ou une organisation internationale à faire une action donnée ou à s'en abstenir. »

A ce propos, il ne faut pas confondre un terroriste, qui commet un attentat-suicide en s'attaquant à des civils sans défense, et un kamikaze, pilote-suicide japonais qui s'attaquait à des navires de guerre. Ils on en commun l'acceptation de la mort, mais le premier est toujours coupable, le second était un héros. Le premier tue pour tuer et terroriser des innocents, le second avait un but politique à haute valeur patriotique, la victoire de son pays. Il est donc consternant que les journalistes appellent souvent des islamistes auteurs d'attentats-suicides « kamikazes », car ce faisant ils font plus que de les disculper, ils les valorisent.

§           Le Coran est le Livre saint des musulmans, qui révèle la Loi divine, vérité absolue. Cette loi s'applique à la pratique religieuse, mais aussi à la société des hommes. Ceux-ci ne doivent donc pas se doter de lois à eux, seul Allah ayant le pouvoir de définir des lois, ce qu'il a fait une fois pour toutes dans le Coran. Les hommes ne peuvent qu'interpréter ces lois pour les adapter à des situations instantanées. La démocratie où des élus votent des lois est donc exclue par l'islam, le code des lois coraniques (appelé charia) régissant toutes les situations de la vie courante : rapports entre hommes et entre hommes et femmes, entre enfants et parents, commerce, procès, guerres, etc.

§           Etre musulman implique certaines obligations à titre personnel et certaines à titre collectif.

·            A titre personnel, en plus des lois morales générales, correspondant à la partie sociale des dix commandements judéo-chrétiens (ne pas tuer, ne pas commettre d’adultère, ne pas voler, ne pas rendre de faux témoignage), il existe une loi proprement musulmane, dont les obligations de base sont connues sous le nom des « cinq piliers » de l’islam. Elles obligent à titre personnel tout individu capable et sont mentionnées dans la tradition suivante : « L’envoyé de Dieu a dit : l’islam est bâti sur cinq (bases) :

ü         Le témoignage qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu et que Muhammad est l’envoyé de Dieu,

ü         l’accomplissement de la prière rituelle, (les cinq prières obligatoires de la journée se situent à l’aube, à midi, au milieu de l’après-midi, dans le temps qui suit le coucher du soleil et dans la nuit noire, avant de s’endormir; chaque vendredi, tous les hommes doivent se retrouver à la mosquée pour la prière de midi.)

ü         le versement de l’aumône légale,

ü         le pèlerinage,

ü         et le jeûne de ramadan. »

·            A titre collectif et par delà les ethnies, les langues et les cultures, la communauté mondiale des musulmans, appelée « Umma » (ou « Oumma »), a des obligations qui concernent les relations sociales. Certaines obligations équivalent à celles des commandements judéo-chrétiens. D'autres comprennent l'obligation de guerre sainte (« jihad » ou « djihad »), destinée à propager et/ou à défendre l'islam.

 

A ce propos, selon [12] « djihad », on peut citer divers versets coraniques :

ü         ceux qui demandent de répandre l’islam par la persuasion;

ü         ceux qui ordonnent de combattre pour repousser une attaque contre l’islam;

ü         ceux qui ordonnent une offensive, mais hors des quatre mois sacrés;

ü         ceux qui ordonnent le combat en tout temps.

[C'est parce que le Coran prévoit ces quatre obligations que certains musulmans choisissent l'une plutôt que les autres. Les terroristes islamistes choisissent la quatrième, utilisant ainsi la religion pour justifier leurs attentats.

A ce propos on trouve dans le livre de M. Sarkozy [29] les passages suivants pages 71-72 :

"Dans toutes les religions, il y a des lectures multiples de la vie, de la pratique religieuse, de la société, et c'est tant mieux ! Cette diversité est le meilleur rempart contre l'intégrisme, la parole unique, le totalitarisme religieux. La fois ne se vit pas, ne se construit pas de la même façon pour chaque individu. Cette diversité est d'ailleurs consubstantielle à l'acte de foi car la foi est l'accueil de la vérité révélée ; révélée pour celui qui croit, inventée pour celui qui ne croit pas."

"Il existe en France des partisans d'un islam enraciné dans notre culture, adapté à nos mœurs, respectueux de nos règles, qui s'opposent à ceux qui pensent que la parole du prophète ne peut pas être interprétée, ni adaptée à notre époque et à notre pays."

Le problème avec l'Umma est que des musulmans français, anglais, etc. se considèrent comme attaqués si des Américains attaquent des Talibans ou des Irakiens, ou si des Israéliens prennent des terres aux Palestiniens. Et les plus radicaux parmi eux prennent alors les armes et vont en Irak combattre les infidèles, ou deviennent terroristes dans leur propre pays.

Lire aussi la condamnation sans appel du terrorisme par les plus hautes autorités religieuses musulmanes, sunnites et chiites confondus [35].]

§           L'islam, avec un i minuscule, est la religion des musulmans, qui existe depuis le 7ème siècle. Les textes qui définissent l'islam sont le Coran et les Hadiths (six recueils des propos et actes du Prophète Mahomet et de la Tradition). En arabe, le mot islam signifie « soumission du musulman à Dieu ».

Selon la doctrine traditionnelle, citée par [12] « djihad » :

"... l’islam est un universalisme. Sa propagation est un devoir pour la communauté musulmane. Il s’agit d’élargir toujours plus, jusqu’à la dimension du monde, la superficie des terres où seront reconnus « les droits de Dieu et les droits des hommes » prescrits par le Coran.

Un appel doit être adressé aux États qui ignorent l’islam ou le repoussent. S’ils se refusent à entendre cet appel, on peut alors (on doit, selon la plupart des auteurs) les attaquer les armes à la main. Ce n’est cependant pas le « crois ou meurs ». Les lois du djihad suivirent au cours des siècles les lois générales de la guerre. Il est même dit et redit que les non-combattants, femmes, enfants et moines, du moins s’ils ne prêchent pas la lutte, doivent être respectés. Les peuples vaincus, s’ils sont des croyants monothéistes « qui obéissent à un prophète », chrétiens, juifs, sabéens, mazdéens, peuvent ou se convertir à l’islam ou garder leur foi et leur organisation religieuse communautaire, à la seule condition de payer tribut. Ils deviennent en ce cas les « hôtes protégés » (« dhimmi ») de la communauté musulmane. [En fait, les dhimmi sont des citoyens de seconde classe, qui ont moins de droits que les musulmans.] Les non-croyants, eux, devraient ou se convertir ou être réduits en esclavage."

[On voit ici que les terroristes islamistes comme al Qaida, qui se réclament du reste de la doctrine ci-dessus, ne respectent pas la vie des non-combattants. Et l'existence des dhimmi et des esclaves montre que la religion coranique ignore l'égalité entre les hommes, au profit de castes dominantes et dominées.]

§           L'Islam, avec un I majuscule, est l'ensemble des peuples ou des pays musulmans, ainsi que la civilisation de ces peuples ou pays.

§           L'adjectif islamique qualifie donc tantôt la religion musulmane, tantôt les peuples, les pays ou la civilisation.

§           L'islamisme, avec un i minuscule, est un phénomène politique et religieux récent, né vers 1928 suite à l'effondrement de l'empire ottoman. La Turquie devenue un état laïc avec Mustafa Kemal Atatürk, les musulmans sunnites craignirent de voir disparaître leur religion, et leur mode de vie traditionnel au profit d'un mode de vie européen. C'est en réaction à cette perte potentielle d'identité que sont nés en Egypte les premiers islamistes, les Frères Musulmans.

L'islamisme est un mouvement militant, intégriste, antidémocratique, porteur d'une vision holiste de l'islam. Cette vision refuse d'isoler la religion (avec ses pratiques), l'Etat (avec ses lois et sa justice) et la vie quotidienne (avec ses règles). C'est ainsi que, d'après [6] :

"La langue arabe n'a pas de terme pour distinguer entre l'Eglise et l'Etat, ou entre le religieux et le politique. Dès le départ, l'état islamique, fondé par Muhammad, avait une fonction « politico-socio-spirituelle », le prophète occupant lui-même les fonctions de Chef d'Etat, Messager divin, Gouverneur, Général des armées et Interprète du Coran. Sa vie devait être imitée par chaque musulman."

Au sujet du holisme islamiste, voir aussi la "Lettre à l'Amérique" de Ben Laden [14].

Le but ultime de l'islamisme est la restauration à l'échelle mondiale du califat, régime initial des musulmans depuis la mort de Mahomet jusqu'en l'an 661. L'islamisme est aussi une idéologie qui veut islamiser le système politique, le droit, l’économie, la politique étrangère, etc. Les islamistes contemporains agissent à tous les niveaux de la société : syndicats, mouvements de jeunes, aide sociale, etc.

§           Selon [29] page 87 :

"L'intégrisme est […] une volonté de vivre sa religion en l'imposant aux autres. Il se traduit par le non-respect de l'identité de l'autre. Il cherche, au contraire, à imposer une lecture du monde, de l'homme, des rapports entre politique et mystique. Il ne peut y avoir de place pour cette attitude dans la République française."

§           Un islamiste est une personne, un groupe ou un état qui milite pour l'islamisme.

On doit parler de terrorisme islamiste, pas de terrorisme islamique, bien que certains auteurs confondent ces deux adjectifs. Il y a plusieurs républiques islamiques : l'Iran (qui est aussi un état islamiste), la Mauritanie, le Pakistan, les Comores, etc.

§           Pour un musulman, un dhimmi est un citoyen de seconde zone [21], qui n'a pas les mêmes droits civiques qu'un musulman, et dont un musulman doit se méfier dans tous ses rapports avec lui. Pour avoir simplement le droit de vivre dans une société musulmane, un dhimmi doit payer un tribut. Les non-musulmans devraient se convertir ou être réduits en esclavage. Pour un musulman respectueux du Coran :

·            Tous les hommes ne sont pas égaux, les musulmans étant au-dessus des non-musulmans;

·            Certains résidents (les dhimmis) doivent payer pour avoir le droit de vivre;

·            Les états non-musulmans doivent être appelés à se convertir, puis attaqués s'ils refusent : c'est ce que dit explicitement Ben Laden dans [4] et [14].

·            L'esclavage est permis dans certains cas.

·            Les femmes ont des droits inférieurs aux hommes à qui elles doivent être soumises.

On voit donc l'incompatibilité totale d'un respect strict de la foi musulmane avec la démocratie, l'égalité entre citoyens et les droits de l'homme. Cela implique l'obligation, pour un musulman désireux de s'intégrer correctement dans la société française, donc de respecter les lois de notre République, d'abandonner les principes les plus intégristes de sa religion, incompatibles avec un comportement citoyen dans une démocratie.

§           Sunnites et chiites (ou shiites)

En 661, à la mort du quatrième calife, les musulmans se déchirèrent au sujet de son successeur. La majorité, appelée aujourd'hui sunnite, se rallia à un calife qui instaura la dynastie des omeyyades, avec la succession héréditaire à partir de califes élus par des notables. La minorité, appelée aujourd'hui chiite, se constitua en secte indépendante réclamant le règne d'un imam, chef descendant d'Ali, cousin et gendre de Mahomet.

Pour un chiite, l'imam est irréprochable (exactement : impeccable, c'est-à-dire incapable de péché) et infaillible. Pour un sunnite, le chef de l'exécutif, le calife, n'est pas nécessairement aussi parfait, et sa destitution peut même être envisagée s'il cesse de promouvoir « les droits de Dieu et des hommes ».

De nos jours, les chiites forment la quasi-totalité de la population de l'Iran et la majorité de celle de l'Irak. Les sunnites forment la majorité des musulmans dans tous les autres pays où ils habitent.

Les terroristes islamistes sont aussi bien chiites que sunnites.

§           Un ayatollah est un dignitaire de la religion chiite. Le mot signifie « signe miraculeux de Dieu ». Il interprète les textes religieux et enseigne la théologie. Certains exercent un pouvoir politique de fait; l'un d'entre eux, Ali Khamenei, est même le "Guide de la révolution", autorité suprême de l'Iran. Un ayatollah a, bien entendu, la compétence nécessaire pour prononcer des fatwas.

§           Une fatwa est une interprétation de la loi Coranique émanant d'un ouléma, docteur de la foi musulmane qui a une autorité religieuse respectée. Cette autorité s'applique particulièrement au fiqh, qui est le droit musulman.

La fatwa est une sentence grave, que tout musulman doit respecter. En février 1989, l'ayatollah Komeyni ayant prononcé une fatwa condamnant à mort l'écrivain Salman Rushdie réfugié au Royaume-Uni, auteur des Versets sataniques, le gouvernement islamiste d'Iran s'y était associé. Mais le 24 septembre, ce gouvernement ayant changé d'avis et s'étant dissocié de cette fatwa, la Grande-Bretagne a repris des relations diplomatiques normales avec Téhéran. La fatwa, elle, ne pouvait être annulée.

§           Le wahhabisme est la doctrine religieuse fondamentaliste à la base de l'islamisme sunnite. Elle a été fondée par Ibn 'Abd al-Wahhab (1703-1792), qui condamnait les "innovations blâmables" en matière de religion ([20] page 611), comme le chiisme. Ce fondamentalisme proscrit des actes anodins comme le tabac et l'usage du chapelet, écouter de la musique, faire du théâtre ou de la poésie et aussi tout ce qui n'a pas été mentionné par le Prophète il y a 1300 ans : le téléphone (pourtant utilisé par Ben Laden), l'automobile, les satellites de télévision...

Voir le paragraphe "Du wahhabisme aux islamistes, dont les Talibans".

§           Charité : les dons "zakat"

Source : [18] page 21.

Les dons faits par les musulmans au titre de la charité religieuse, connus sous le nom de "zakat", constituent un des piliers de la foi islamique. Ils vont plus loin que la charité, en étant aussi une sorte d'impôt sur le revenu, un don pour l'enseignement et pour l'aide internationale, et un financement pour l'influence politique. La notion occidentale de séparation de la religion et de l'Etat n'existant pas dans les cultures islamiques, le gouvernement Saoudien a fait du Coran et de la Sunna (tradition, aujourd'hui incorporée aux textes des hadiths) la Constitution du pays. En outre, le clergé exerce une influence considérable sur la vie sociale arabe, en même temps que sur l'enseignement de la lecture et de l'écriture, dont il est chargé et qu'il pratique à partir des textes sacrés.

Les dons faits au titre de la charité zakat font partie de la culture en Arabie Saoudite. Ils financent depuis longtemps l'assistance aux nombreux nécessiteux du monde musulman. Mais une de leurs fonctions les plus importantes consiste aussi à répandre le wahhabisme* (la religion à la base de l'islamisme* et des talibans) dans tout le monde. C'est ainsi que l'argent saoudien finance des mosquées et des écoles coraniques partout, y compris en France, au Pakistan et aux Etats-Unis. Dans les pays pauvres comme en Arabie Saoudite, l'enseignement coranique est la seule forme d'apprentissage de la lecture et de l'écriture.

2.     Une religion inadaptée à la vie moderne

Les citations du Coran [32] montrent l'inadaptation de l'islam à la vie moderne dans une démocratie respectueuse des droits de l'homme ; mais cette inadaptation n'existe que si l'on veut suivre toutes les recommandations du Saint Livre et les prendre au pied de la lettre, comme les fondamentalistes. Une application stricte de toutes les exigences de la loi coranique est :

§           incompatible avec les Droits de l'Homme - et particulièrement des femmes ;

§           incompatible avec la vie d'une personne dans une démocratie occidentale ;

§           incompatible avec ses institutions, l'égalité des citoyens et la séparation des pouvoirs ;

§           incompatible avec le fonctionnement d'une économie moderne, du fait de l'impossibilité de rétribuer le capital par des intérêts, donc de financer les entreprises par l'épargne.

2.1                 Méfaits économiques des lois coraniques

La loi coranique interdisant l'usure, aucun fidèle ne peut prêter de l'argent contre intérêts ni payer des intérêts à un prêteur. Cette loi, vieille de plus de 1300 ans, a aujourd'hui des conséquences économiques désastreuses.

        Un bon musulman ne pouvant placer son argent en banque pour recevoir des intérêts, l'essentiel de l'épargne populaire dort en billets dans des bas de laine; elle n'est donc pas disponible pour les entreprises, qui rencontrent donc, dans le monde musulman, un extraordinaire problème de financement.

        Un particulier disposant de bons revenus ne peut emprunter de l'argent pour acheter une maison, une voiture ou des meubles. Toute personne, toute entreprise qui désire emprunter doit donc solliciter des proches ou des amis, sans promettre d'intérêts.

        Cette impossibilité d'utiliser l'argent épargné pour faire tourner l'économie est une des principales raisons du retard économique considérable du monde musulman.

2.1.1             La loi contournée

Bien entendu, l'interdiction religieuse des intérêts est de plus en plus contournée de nos jours. Un particulier qui veut emprunter pour acheter une maison recourra donc, par exemple, à un achat de cette maison par une banque, qui la lui revendra avec profit, le profit n'étant pas interdit; il paiera ensuite sa maison à la banque par mensualités. Il pourra aussi rembourser la banque par mensualités au prix d'achat initial augmenté d'un loyer… appelé loyer et non intérêts.

 

Il y a des banques musulmanes qui prétendent respecter la loi coranique. Elles ont donc monté un système d'investissement en actions, avec partage équitable des profits ou des pertes entre banquier et investisseurs. On tourne donc de plus en plus l'interdiction religieuse en jouant sur les mots, ce qui fait grincer les dents à des fidèles intransigeants.

 

Autre restriction : un bon musulman ne peut investir dans une multinationale dont certaines branches ont des activités impies, comme la vente d'alcools, ou anti-arabes comme la vente d'armes à Israël.

 

La loi qui refuse l'usure mais pas le profit commercial est un bon exemple des contradictions de la loi coranique et de son inadaptation au monde moderne. Un fidèle peut gagner de l'argent en vendant des armes à un non-musulman, à condition qu'il ne soit pas Israélien ; et si celui à qui un bon musulman a vendu des armes, les revend ensuite en Israël ?

 

L'absurdité des interférences de la religion musulmane avec la vie quotidienne apparaît aussi dans l'exemple suivant : Israël tue des Palestiniens; amis d'Israël, les Américains sont donc des ennemis avec qui il ne faut pas faire d'affaires, pour ne pas que les profits correspondants leur permettent d'aider Israël; il ne faut donc ni leur vendre du pétrole, ni leur acheter des voitures… ce que font tous les Arabes en mesure de le faire !

2.2                 Brève histoire de l'Islam

2.2.1             De l'apogée à la décadence

Selon [10], après avoir connu une extraordinaire expansion géographique, la foi musulmane produisit une civilisation remarquable en matière d'arts, de philosophie et de sciences. En avance sur celle de l'Occident, cette civilisation fut accompagnée, pendant les 7 siècles de la domination arabe sur l'Andalousie, d'une remarquable tolérance envers les chrétiens et les juifs, ainsi que d'une prospérité enviable.

 

Puis, à peu près au temps des croisades, le monde musulman s'assoupit et entra en décadence. Le progrès cessa dans tous les domaines. L'autorité des monarchies se dilua dans la vie facile. Les mœurs se relâchèrent. Une crise financière survint, aggravée par les interdits religieux sur l'usure. Le commerce entre l'Occident et l'Orient, qui passait par les pays du Moyen-Orient, commença à les contourner par la voie maritime, supprimant ainsi une importante source de profit; la route de la soie et des épices fut remplacée par la route des Indes.

 

Sur le plan spirituel, les divers pays musulmans évoluèrent vers une foi formelle, rigide, dogmatique, à l'opposé de l'esprit du Coran [13] qui recommande de raisonner. Cette pratique rigide de la religion était, du reste, la seule acceptable aux régimes politiques absolutistes de l'époque. Mais les musulmans ne s'aperçurent pas de cette décadence, notamment parce que, selon [10] pages 112-113, les Arabes ont une tendance naturelle à la nostalgie systématique, qui leur fait croire que chaque génération ne peut que faire moins bien que la précédente, et qu'il vaut mieux imiter les anciens qu'innover.

 

Selon [12], la foi formelle est due, à l'origine, à l'influence de Ibn Hanbal (780-855), fondateur de l'école hanbalite d'interprétation du Coran, qui est la plus dogmatique et la plus puriste de l'islam sunnite. Cette école rejette toute opinion personnelle sur l'interprétation du Coran et les règles de vie qu'il impose ; elle rejette même les opinions basées sur des raisonnements par analogie.

 

La foi formelle et rigide est due ensuite à l'influence considérable d'un disciple de Ibn Hanbal, Ibn Taymiyya, qui dénonce aussi toute innovation en islam, faisant au contraire confiance aux « anciens » (salaf en arabe, d'où le nom salafisme). Le salafisme prône un retour à la doctrine pure des anciens. Le wahhabisme en est issu.

2.2.2             Du wahhabisme aux islamistes, dont les Talibans

Le wahhabisme, pratique religieuse fondamentaliste, formelle et rigide, vise à instaurer en Arabie, et éventuellement dans l’ensemble du monde musulman, un islam purifié, semblable à celui de l’époque du Prophète et de ses successeurs immédiats. Sous forme de loi coranique rigide, le wahhabisme est aujourd'hui imposé dans toute l'Arabie Saoudite et dans d'autres pays ou provinces comme le nord du Nigeria. Le royaume d'Arabie n’a officiellement pas de Constitution écrite ; ses dirigeants (des féodaux) disent s’inspirer du Coran et de la sunna (tradition, orthodoxie islamique) pour gouverner. Il n'y a ni partis politiques, ni syndicats, ni médias libres. Il y a, en revanche, une police religieuse, qui impose fermement le respect de la loi coranique, la charia.

 

Contrairement au wahhabisme, le sunnisme et le chiisme ont une dimension mystique appelée soufisme. Ce mysticisme prônant le retour aux pratiques des anciens, qui étaient purs, recommande l'ascétisme et le port d'une robe de laine, supposée avoir été l'habit des prophètes d'avant Mahomet et notamment celui de Jésus. Le soufisme jouit aujourd'hui d'une reconnaissance universelle chez les musulmans non wahhabites, au point d'être un fait de civilisation.

 

L'idéologie islamiste est une application stricte du wahhabisme.

 

Pour un musulman orthodoxe, la distinction entre Etat et clergé n'a pas plus de sens que la distinction entre religion et justice. L'organisation sociale valable est celle prévue par le Coran, pas celle d'un Etat laïc : un bon musulman ne peut reconnaître les lois d'un tel Etat, mais seulement les lois de Dieu, issues pour l'essentiel du Coran. La justice valable est l'application de la loi coranique, qui a plus de 1300 ans, pas celle d'un code de lois d'origine laïque.

 

Femmes et filles doivent rester à la maison le plus possible, sortir seulement voilées de la tête aux pieds et ne pas travailler en entreprise. Un mari a le droit de battre sa femme, et de la répudier à condition de rembourser sa dot. Pour qu'un mari soit reconnu adultère, il faut que 4 autres hommes (pas femmes, hommes !) l'aient surpris et témoignent contre lui ; et il ne risque pas grand-chose ensuite. Pour qu'une femme soit déclarée adultère, il suffit qu'un seul homme l'ait surprise et elle risque la mort par lapidation.

 

Selon [12], les mouvements islamistes (dont les Talibans), apparus dans les années 1930 et 1940, pratiquent une religion très proche du wahhabisme. Ils se caractérisent par leur revendication d’un "Etat islamique" (dawla islamiyya). Ils considèrent que la société ne pourra être véritablement musulmane que si l’État est d’abord islamique. Il s’agit pour eux d’islamiser le système politique, le droit, l’économie, la politique étrangère, etc. En Palestine, les terroristes du Hezbollah et du Djihad islamique luttent pour imposer un état islamique à la place d'Israël.

 

Pour un islamiste, le reste du monde est voué à l'islamisation. La propagation de la foi musulmane, par la force si nécessaire, est un devoir pour tous les croyants. Le verset 29 de la sourate IX du Coran [13] commande :

"Faites la guerre à ceux qui ne croient pas en Dieu ni au jour dernier, qui ne regardent pas comme défendu ce que Dieu et son apôtre ont défendu, et à ceux d'entre les hommes des Ecritures [c'est-à-dire notamment les chrétiens et les juifs] qui ne professent pas la vraie religion [c'est-à-dire la religion musulmane]. Faites-leur la guerre jusqu'à ce qu'ils paient le tribut de leurs propres mains et qu'ils soient soumis."

 

Selon [12], dans le Coran, il n’existe aucune stipulation concernant les peuples vaincus : il faut donc s’en référer à l’exemple de Mahomet qui, suivant les circonstances, a expulsé, massacré ou réduit les vaincus à l’état de tributaires. Les non-combattants, femmes, enfants et moines, du moins s’ils ne prêchent pas la lutte, doivent être respectés (ce que les terroristes palestiniens et tchétchènes et ceux d'al Qaida oublient...). Les peuples vaincus, s’ils sont des croyants monothéistes ("qui obéissent à un prophète" comme les chrétiens et les juifs), peuvent ou se convertir à l’islam ou garder leur foi et leur organisation religieuse communautaire, à la seule condition de payer tribut.

 

Le frère musulman égyptien Sayyid Qotb, exécuté par Nasser en 1966, considère que tous les pouvoirs actuels sont intégralement corrompus et doivent être renversés par la force ; il prône les attentats-suicides en prétendant qu'ils confèrent le statut de martyr. Parmi ses disciples on trouve les terroristes du Jihad islamique et du GIA algérien.

2.2.3             Conclusion sur la doctrine des mouvements islamistes actuels

Selon [31] pages 40-41 :

"…à l'heure actuelle, les mouvements islamistes présentent tous, à quelques variantes locales près, un corps de doctrine se caractérisant, sur le plan rituel, moral et social :

·            Par une adhésion littérale au Coran et à la sunna ;

·            Par un théocentrisme poussé à l'extrême (destruction des images, des statues) ;

·            Par une quête constante de purification de l'âme (haine proclamée du mensonge, de la corruption, de l'hypocrisie) ;

·            Par un puritanisme excessivement rigoureux (tout spécialement appliqué aux femmes) ;

·            Par un refus catégorique de toute influence culturelle occidentale (médias, prêtres, touristes) ;

·            Par l'exigence que soient transcendés les clivages ethno-politiques au sein de l'Umma (la communauté des croyants musulmans) ;

·            Par le combat contre les espaces [c'est-à-dire les pays, les peuples] non soumis à l'Islam ;

·            Par le rejet des concepts et idéaux « étrangers et néfastes » à l'islam (État, classe sociale, marxisme, nationalisme, laïcité, etc.), au profit du rétablissement du califat (aboli en 1924 par Kemal Atatürk) ;

·            Par la lutte contre les régimes musulmans considérés comme kafirs (apostats, car n'appliquant pas « totalement et exclusivement » la charia) ;

·            Et par une vindicte absolue à l'encontre des juifs et des chrétiens (« croisés ») affranchis de leur statut obligé de dhimmi (« protégé »), autrement dit de soumis [ce qui est une attitude raciste, puisqu'elle les déteste en tant que non-musulmans].

Enfin, vis-à-vis des musulmans croyants et pratiquants, notons que les islamistes sunnites stigmatisent comme hérétiques les chiites et combattent vigoureusement les soufis pour leur mysticisme et leur ésotérisme. Dans le rôle de propagateur de ce corpus apocalyptique, un Ben Laden, loin d'être isolé, participe d'un Abd el Aziz Ibn Baz saoudien, d'un Omar Abdul Rahmane égyptien, d'un Gulbuddine Hekmatyar afghan, d'un Hassan al-Tourabi soudanais, d'un Abassi Madani algérien, etc."

Lire aussi la condamnation sans appel du terrorisme par les plus hautes autorités religieuses musulmanes, sunnites et chiites confondus [35].]

2.3                 Religion musulmane et tyrannie

Il faut bien comprendre que le wahhabisme, dont l'islamisme est issu, n'est pas une conséquence inéluctable d'une bonne pratique de la religion musulmane, mais une tyrannie totalitaire résultant d'une lecture restrictive du Coran, et contraire à son enseignement bien compris.

 

C'est ainsi que l'ayatollah iranien Seyed Hussein Moussaoui-Tabrizi a déclaré, dans une interview publiée page 28 dans Newsweek du 23/12/2002 :

"Le Coran affirme en plus de cent endroits qu'il faut satisfaire la volonté du peuple. L'idée qu'un petit nombre de dignitaires a le droit de décider au nom des masses est non-musulmane et illégale. Dieu n'a accordé à personne un droit exclusif de diriger".

Sans recommander explicitement la démocratie, le Coran rejette donc la tyrannie d'un homme ou d'un petit groupe. Se réclamer de la Charia (la loi coranique) pour une politique répressive est donc inacceptable, comme le terrorisme lui-même, ce que confirment les plus hautes autorités religieuses musulmanes [35].

 

Mais pour que la volonté du peuple puisse être satisfaite, il faut que celui-ci puisse s'exprimer. Il faut donc que les journaux et la télévision soient libres, que les intellectuels qui critiquent la politique ne soient pas poursuivis, que l'accès à Internet soit libre, etc. Hélas, dans la plupart des pays arabes, cette liberté d'expression n'existe pas ou est fortement réduite, comme le constatent les rapports des Nations unies [7] et [8].

2.3.1             Discours du Pape, pensée unique et terrorisme intellectuel

Le discours du Pape à Ratisbonne le 12/09/2006 [39] a déclenché dans tout le monde musulman des violences antichrétiennes. On a brûlé le pape en effigie, assassiné une religieuse, endommagé des églises, manifesté en masse en hurlant des slogans antichrétiens, le Maroc a rappelé son ambassadeur au Saint-Siège…

 

Ces violences ne sont que la répétition de celles qui sont suivi la publication de dessins humoristiques par certains journaux occidentaux, dessins jugés insultants par les musulmans.

 

Je n'approuve aucune parole, aucun acte de communication qui manque de respect à une religion, quelle qu'elle soit. La foi dans une religion de son choix est un droit inaliénable de tout homme, reconnu comme tel par la Déclaration des droits de l'homme des Nations unies de 1948 [40]. Mais je suis obligé de constater que beaucoup de musulmans protestent violemment contre toute opinion qui critique leur foi, alors que les chrétiens et les juifs n'attaquent pas les mosquées, et ne brûlent pas les oulémas et ayatollahs en effigie quand les émules de Ben Laden les menacent de mort ou les médias arabes les accablent.

 

Lorsque le Pape cite un texte accusant les musulmans de répandre leur foi par la violence (texte qui date du XIVe siècle, mais qui est encore vrai de nos jours au moins pour Ben Laden et les terroristes algériens et afghans), il a raison au moins pour les islamistes terroristes et pour ceux qui les soutiennent. Je constate aussi que les musulmans qui ont violemment manifesté contre son discours lui donnent raison, justement en étant violents.

 

Je constate enfin que la plupart des musulmans ne tolèrent pas la critique de leur foi, alors que les églises chrétiennes la tolèrent si bien qu'elles ont même accepté la séparation d'avec l'Etat - donc aussi l'athéisme - dans de nombreux pays. En somme, les islamistes pratiquent le terrorisme intellectuel et la pensée unique, attitude inacceptable dans une démocratie et à l'opposé de celle des chrétiens.

 

Heureusement, 38 docteurs de la foi musulmane ont répondu au pape dans une lettre ouverte remarquable de modération et de sagesse, présentée et commentée brièvement dans "Zéro en sciences coraniques". Cette lettre implique une condamnation sans appel du terrorisme islamiste par les plus hautes autorités de l'Islam.

2.4                 Les devoirs des islamistes

Un islamiste qui applique les directives de sa religion doit :

§           islamiser ceux qui acceptent de se convertir, eux et leur organisation sociale,

§           soumettre ceux qui veulent garder leur religion et leur organisation sociale, mais acceptent de payer un tribut aux musulmans,

§           tuer les autres infidèles et détruire leur société impie.

 

D'après ce qui précède, un islamiste qui pratique correctement sa religion ne peut s'intégrer dans nos pays laïcs et multiconfessionnels. Il ne peut accepter que nos lois humaines priment sur les lois coraniques. A moins de renier une partie de sa religion, il ne peut que rester en marge de notre société. Certains de ces marginaux deviendront alors des terroristes pour aller jusqu'au bout de leur devoir d'islamisation.

2.5                 La croyance dans la récompense des martyrs

Les islamistes affirment, en citant le Coran, qu'un musulman ne doit pas avoir peur de mourir en combattant pour sa religion. Seul Allah peut décider du jour de sa mort, et si Allah a décidé qu'il ne mourra pas ce jour-là, il le protégera. En outre, un musulman qui meurt en combattant pour l'islam est un martyr, qualité qui est récompensée au paradis, notamment par l'attribution de 72 vierges aux yeux noirs à chaque homme mort ainsi.

 

Pour un musulman croyant, il suffit que sa vie sur terre soit misérable et sans espoir pour qu'il souhaite mourir en martyr, en combattant les infidèles pour faire triompher l'islam. Le plus souvent, il décidera de mourir en martyr (par exemple lors d'un attentat-suicide) sous l'influence d'un autre musulman, qui lui aura lavé le cerveau. Mais il est aussi arrivé que des musulmans très instruits (comme Mohammed Atta, le chef des terroristes du 11 septembre, ou Khalid Sheikh Mohammed, qui a planifié ces attentats) décident de mourir en martyrs.

2.6                 Une idéologie de mort

Selon [31] page 72 :

"Pour un islamiste radical, tuer des « innocents » revient à les expédier au paradis d'Allah avant qu'ils ne se corrompent, et les faire souffrir leur permet d'atteindre mieux et plus vite encore la félicité. Quant à ceux qui sont « coupables », c'est une action méritoire que de les occire…"

Ben Laden énonce clairement l'idéologie de mort des islamistes.

§           Dans [4], on trouve la phrase :

"Let me die dignified in wars, honourable death is better than my current life."

(Que je meure dignement en faisant la guerre, [car] une mort honorable vaut mieux que ma vie actuelle).

§           Dans [14], Ben Laden parle de la nation islamique en ces termes :

"The Nation of Martyrdom; the Nation that desires death more than you desire life" (La nation du martyre ; la nation qui désire la mort plus que vous [Américains, Occidentaux] désirez la vie).

Ces mots étant basés sur des citations du Coran, Ben Laden décrit la mort au combat pour l'islam comme désirable, plus désirable en tout cas que la vie misérable des musulmans actuels. De telles paroles ont convaincu beaucoup de jeunes de commettre des attentats-suicides : voir exemple [41].

2.7                 Psychologie des terroristes

Un être humain équilibré ne peut avoir une idéologie de mort, et souhaiter se tuer en faisant du mal à des innocents. Un terroriste est donc avant tout un être déséquilibré, qui a perdu (ou n'a jamais eu) ses repères. Il peut considérer comme bien ce que les autres considèrent comme mal, la mort et la souffrance par exemple.

Comment un terroriste arrive-t-il à être si inhumain ?

La réponse est donnée en détail dans les analyses

§           "Pourquoi sont-ils devenus casseurs ou terroristes ?"

§           "La culture arabe ennemie de la démocratie".

2.8                 Tous les musulmans ne sont pas islamistes !

Comme dans le cas des chrétiens, en France la grande majorité des musulmans ne sont pas pratiquants, mais dans les pays musulmans la grande majorité des citoyens le sont. Or les islamistes sont, par définition, des intégristes très pratiquants. On estime qu'en France il n'y a pas plus de 15% de musulmans pratiquants, et la grande majorité de ceux-ci ne sont pas islamistes. Il faut donc éviter tout amalgame, toute tentation d'accuser ou même de soupçonner les musulmans d'islamisme.

 

Il faut aussi se rappeler que toutes les autorités religieuses musulmanes ont à plusieurs reprises condamné le terrorisme islamiste [35].

 

L'enquête mondiale [42], datant du printemps 2007, a montré que :

§           Partout dans le monde, les musulmans rejettent les attentats-suicides et les autres formes de violence contre les civils en tant que méthode pour défendre la religion musulmane. (Et l'enquête n'a pu prendre en compte les événements de septembre 2007 en Algérie, où les attentats d'al Qaida ont entraîné un rejet massif de la population.)

Dans 15 des 16 pays du sondage de fortes majorités de personnes pensent que les attentats-suicides ne sont que rarement ou même jamais justifiés : 81 % au Pakistan, par exemple, où des écoles religieuses sont accusées de former de futurs terroristes et des talibans par milliers… ; 65 % en Turquie (candidate à l'entrée dans l'Union européenne) ; 76 % au Bangladesh ; 90 % en Indonésie. Le seul endroit où le terrorisme est considéré comme justifié par une majorité de la population est la bande de Gaza et la partie de la Cisjordanie sous autorité palestinienne, où 70 % des personnes l'approuvent.

§           L'approbation pour les attentats-suicides et le terrorisme est en chute libre parmi les musulmans depuis 2002 dans 7 pays sur 8 où les données existent, le 8ème pays étant les territoires palestiniens.

§           Parmi les personnes qui justifient le terrorisme la proportion de chiites est bien plus forte que de sunnites, ce qui s'explique par la religion chiite qui glorifie le martyr.

C'est ainsi que la proportion de gens qui approuvent Ben Laden est passée depuis 2002 de 56 % à 20 % en Jordanie ; de 20 % à 1 % au Liban ; de 72 % à 57 % dans les territoires palestiniens ; de 15 % à 5 % en Turquie et de 46 % à 38 % au Pakistan.

Conclusions sur le soutien au terrorisme parmi les musulmans

§           Il y a un rejet massif et croissant du terrorisme. La plupart des musulmans ont fini par comprendre qu'il ne résolvait aucun problème et n'apportait que le malheur, aux terroristes comme à leurs victimes.

§           Il reste encore beaucoup de musulmans, des dizaines de millions, qui approuvent le terrorisme et dans les rangs desquels ceux-ci peuvent recruter. Ce phénomène est particulièrement inquiétant en Turquie, si celle-ci venait à entrer dans l'Union européenne, permettant ainsi à ses citoyens d'aller librement où ils veulent dans les autres pays membres.

2.9                 L'identification des terroristes islamistes

Dans toute la mesure du possible, les sociétés occidentales ont besoin d'identifier les terroristes islamistes avant leur passage à l'acte. C'est déjà difficile lorsqu'il s'agit de musulmans issus de communautés traditionnelles, qui sont devenus des assassins après un endoctrinement, un lavage de cerveau fait par des prédicateurs spécialisés : les endoctrineurs sont le plus souvent bien discrets, et les futurs terroristes qu'ils forment le sont tout autant avant leur attentat.

        Il faut fréquenter les mosquées, souvent minuscules et discrètes, infiltrer les groupes qui écoutent les prédicateurs néfastes, etc. Pour comprendre les mentalités, il faut prendre en compte l'influence des structures traditionnelles tribales : voir L'identification des terroristes islamistes (2 pages A4).

 

Mais les terroristes modernes ont souvent abandonné les mosquées. Ils sont en désaccord avec les imams et leurs coreligionnaires qui prêchent l'intégration paisible dans la société occidentale. Ils les considèrent au mieux comme des mous affaiblis, au pire comme des traitres à la cause de l'Umma, « attaquée dans tout le monde par les chrétiens et les juifs. » Ils fréquentent les sites Internet qui montrent des images de musulmans torturés et humiliés en Irak, en Afghanistan, en Palestine et ailleurs. Ces sites prêchent la guerre sainte et le retour au Califat du VIIIe siècle, et publient des recettes pour faire des bombes. C'est par Internet que les apprentis terroristes communiquent avec les extrémistes qui les persuadent de tuer en se faisant exploser pour sauver l'islam. Ces terroristes-là forment des groupes minuscules, munis de passeports de pays occidentaux et souvent instruits, et surtout impossibles à détecter avant leurs attentats.

2.10           Des différences essentielles entre christianisme et islam

Nous venons de voir que l'islam est une religion dont les seules réformes qui ont réussi ont été des retours en arrière : hanbalisme, fondamentalisme, salafisme, soufisme, wahhabisme. Selon [20], [10] et [11], il y a bien eu des tentatives de faire évoluer la religion, mais aucune n'a réussi à s'imposer, fut-ce à quelques millions de fidèles.

        Aujourd'hui, cette religion a trop d'aspects anachroniques empêchant l'adaptation au monde moderne ou incitant les croyants à les ignorer.

 

Le christianisme, au contraire, a connu plusieurs réformes et adaptations, qui lui ont permis de s'adapter à l'évolution des sociétés chrétiennes. A part les réformes de Luther et Calvin, qui ont réussi à s'imposer à des millions de chrétiens, de nombreux conciles et de nombreux textes papaux ont fait évoluer les règles de imposées aux fidèles. C'est ainsi que les exemples cités dans [27] ne posent plus problème aux chrétiens aujourd'hui, alors que certains musulmans s'imposent encore des règles comparables.

 

Enfin, les catholiques et les orthodoxes disposent d'un clergé organisé de manière hiérarchique, où la définition du bien et du mal, du permis et du défendu, peut être formulée au sommet de la hiérarchie, puis propagée et acceptée sans discussion par les fidèles. Les musulmans sunnites n'ont pas de clergé, pas d'autorité unique qui prenne ce genre de décision. Ils disposent seulement de certains religieux qui sont plus respectés que les autres, mais pas au point d'avoir comme le pape une autorité absolue. Les chiites ont bien une hiérarchie, dont le titre le plus élevé est « Grand Ayatollah », mais l'expérience a montré, notamment en Iran, que deux ayatollahs ne s'entendent pas toujours, et que c'est alors le plus fort politiquement qui l'emporte.

 

Dans son discours [39], le Pape a expliqué que le christianisme est très contraint par la Raison, notamment de par sa tradition grecque de logique ; tellement contraint, du reste, qu'il y a une forte déchristianisation de nos jours en Europe, ce que le Pape déplore dans son discours. Il a expliqué que l'islam, au contraire, est la soumission à un Dieu si transcendant qu'il n'est nullement contraint par la logique : ce qu'il décide, fait et a dit dans le Coran, est par définition parfait et au-dessus de toute critique.

3.     Islamisme et terrorisme

Les islamistes veulent imposer leur forme de religion musulmane, de société et d'institutions par tous les moyens, y compris la lutte armée et la violence terroriste. Ils veulent que tous les pays du monde soient unis sous l'autorité d'un même calife, régnant comme au 7ème siècle. Ils veulent donc détruire notre société occidentale et nous imposer leur religion et leurs valeurs. Ils veulent aussi remplacer les divers régimes arabes, tous réputés corrompus car non-islamistes, par ce même califat.

3.1                 Une guerre interne au monde musulman

L'ampleur médiatique du terrorisme peut inciter les non-musulmans à un amalgame consistant à croire que tous les musulmans sont des islamistes. Heureusement, ce n'est pas parce que les médias oublient trop souvent de rappeler que les islamistes ne sont qu'une petite minorité parmi les musulmans, qu'il faut faire l'amalgame.

 

La triste vérité est que le terrorisme islamiste provoque d'abord une guerre entre la petite minorité de musulmans islamistes actifs, cruels et bénéficiant de la publicité des médias, et la grande majorité silencieuse des musulman modérés, que l'extrémisme effraie. Les musulmans innocents tués lors des attentats islamistes au Pakistan, en Arabie Saoudite, au Maroc, en Tunisie, en Irak, etc. sont la triste illustration de cette guerre. Les terroristes islamistes veulent déstabiliser les pays musulmans, où ils commettent des attentats pour y installer le califat et surtout pour empêcher leur lente mais inéluctable évolution vers la démocratie [36].

 

Si on veut être précis dans l'appréciation portée sur certains musulmans, on peut éventuellement considérer que, sans être eux-mêmes terroristes, ils sont complices du terrorisme lorsqu'ils aident, abritent ou s'abstiennent de dénoncer des terroristes.

3.2                 Propos du Recteur Dalil Boubakeur sur l'intégrisme

Voici quelques extraits de [10].

 

Page 20 :

§           Au fond, l'intégrisme actuel ne représente jamais que l'ultime surgeon d'une très vieille tendance formaliste et stérile qui voyait le jour, vers les X-XIème siècles, avec les Qarmates, qui s'est prolongée du XIème au XIIIème siècle dans la secte des Assassins, et trouvait hier encore dans les Frères Musulmans un sursaut politique.

§           Qu'on ne s'y trompe pas, cependant : en privilégiant la lettre [du Coran] sur l'esprit et les formes sur les énergies, la tradition sur le renouveau et le passé sur l'avenir, la contrainte sur la liberté et le temporel sur le spirituel, ce courant de l'Islam est plus effrayant dans ses idées que dans ses effets; il est plus dangereux dans ses manifestations violentes que menaçant dans son essence même.

§           La violence dont l'intégrisme s'entoure n'est jamais qu'une conséquence vaguement nihiliste de son impuissance constructive.

[Le Recteur Boubakeur confirme par là que les terroristes n'ont pas de solution à proposer aux problèmes réels des musulmans des pays pauvres : misère, absence de démocratie, etc. Ils ne proposent que la destruction et la mort des poseurs de bombes, attitude non constructive.]

 

Page 22 :

§           Il existe des branches mortes de la religion comme il y a des branches mortes de l'évolution. L'intégrisme est de celles-là. Et c'est pourquoi, sans jamais minimiser ses effets dévastateurs dans le présent, je ne parviens pas à lui trouver d'avenir.

§           L'une des grandes faiblesses des extrémistes radicaux est leur vision irréductiblement utopique du devenir du monde. Leur but, avoué ou non, est de forcer le destin. Cette prétention me paraît le fait de personnes immatures, frustrées, cherchant sans doute à oublier le quotidien d'une réalité souvent amère et décevante.

 

Page 23 :

§           Les islamistes d'aujourd'hui sont vraiment très éloignés de l'Islam.

§           Ils ignorent que notre religion n'est pas un dogme figé, dont la clé et le sens sont donnés une fois pour toutes. Ils ignorent que l'islam est une religion vivante qui vint pour annoncer la parole libératrice. Cette parole de liberté, il appartient à tous les autres musulmans de la reprendre à leur compte, de la transmettre et de la faire vibrer.

[Ce point est important : l'Islam a évolué et peut évoluer encore. On ne peut donc le réduire aux textes d'il y a 1300 ans, même si ces textes sont sacrés.]

 

Page 24 :

En dehors même du texte coranique, on trouverait de multiples hadiths où s'expriment la tolérance du Prophète, son ouverture aux autres croyants, son goût pour la raison et les savants, sa méfiance envers les dérives politiques.

 

Page 25 :

C'est seulement parce que les musulmans n'ont pas su pousser plus avant dans cette voie de recherche et de réflexion, parce qu'ils se sont écartés de ce modèle de civilisation qu'ils ont fini par figer la pensée religieuse dans une scolastique inféconde, puis par se scléroser et finalement entrer en décadence.

[Voilà donc l'explication historique du wahhabisme et du terrorisme islamiste : c'est le fait de gens qui ne retiennent des textes de la religion musulmane que ceux qui leur permettent de justifier leur désir de tuer les infidèles et de détruire leur civilisation.]

 

Page 38 :

Rappelons-nous que les premiers musulmans comptèrent, pour les sauver, sur des chrétiens, et qu'ils ne furent pas déçus. [Ces chrétiens étaient les Abyssins, notamment leur empereur, le Négus].

 

Page 43 :

§           Coran LX-8 : Dieu ne vous défend pas la bienfaisance et l'équité envers ceux qui n'ont pas combattu contre vous, et qui ne vous ont pas bannis de vos foyers. Il aime la justice.

[Cela veut dire que les musulmans peuvent, sans désobéir au Coran, se comporter de manière charitable et équitable envers ceux des non-musulmans qui ne les ont ni combattus ni chassés de leurs maisons, car Dieu est juste.]

§           Le Djihad (guerre sainte) est considéré par les musulmans comme une obligation individuelle et collective. Il est une obligation communautaire quand la nation de l'Islam est menacée dans son existence ou sa religion.

Des règles de guerre imposent alors aux combattants musulmans, sous le contrôle d'un juge qui veille au respect des lois du combat : loyauté, bravoure et justice pour les règles de base, qui s'accompagnent du respect pour la vie des vieillards, des femmes, des enfants, des savants, des religieux et des religieuses de toute confession. Ces lois prévoient aussi l'inviolabilité de tous les lieux de culte, les synagogues, les oratoires et les mosquées où le nom de Dieu est fréquemment invoqué.

Le vrai Djihad n'est donc pas cette "guerre sainte" aveugle dont on agite fréquemment l'épouvantail.

[Le Djihad n'est donc obligatoire que lorsque la nation de l'Islam est menacée dans son existence ou sa religion. Et même alors, il exclut l'assassinat aveugle de vieillards, femmes, enfants, etc. que pratiquent les terroristes.]

3.3                 Les reproches des islamistes aux occidentaux

Pour les islamistes, les occidentaux, dont les Américains et leurs alliés juifs constituent les pires représentants, oppriment les musulmans, en leur volant leurs terres, leur pétrole, leurs droits et leur dignité. Et ils offensent Allah.

§           C'est ainsi qu'ils occupent, avec des bases militaires, le sol sacré de l'Arabie Saoudite, où "ils se répandent comme des sauterelles, dévorant ses richesses et détruisant ses plantations" [1]

[Ce reproche n'a jamais été fondé : il n'y avait aucun occidental dans les deux villes saintes, La Mecque et Médine. En outre, les Américains ont aujourd'hui évacué les bases militaires qu'ils occupaient, depuis la guerre de libération du Koweït en 1990-91, à la demande des Saoudiens qui désiraient leur protection contre l'Irak. Ces bases étaient à plus de 1000 km de désert des villes saintes. Enfin, il est reproché aux Américains d'avoir tué plus de 1 million d'Irakiens, [1] ce qui est complètement faux.]

§           C'est ainsi que "les Israéliens occupent Jérusalem, ville arabe sacrée, où ils assassinent des musulmans" [1] et bénéficient de l'aide de leurs alliés Américains.

§           C'est ainsi qu'ils confisquent les terres des Palestiniens et envoient des militaires assassiner leurs femmes et leurs enfants.

§           C'est ainsi enfin que, "non contents d'avoir affamé les Irakiens avec leurs sanctions, les Américains occupent la terre musulmane d'Irak et lui volent son pétrole". [1]

[Pour convaincre les musulmans, qui se sentent méprisés par les occidentaux, de participer à sa guerre contre les Américains et les juifs, il leur promet de leur rendre leur fierté, de restaurer la grandeur de l'Islam au temps où il conquérait le monde.

Les islamistes expliquent aux musulmans que la décadence de l'Islam résulte de ce que ses gouvernants et son peuple se sont éloignés des préceptes de la vraie foi, enseignée dans le Coran et les Hadiths, et qu'ils doivent donc y revenir.]

§           Les occidentaux sont des pécheurs qui ont des pratiques inacceptables, comme la démocratie, l'égalité des femmes et des hommes, la photographie, l'alcool, la permissivité, le prêt d'argent avec intérêts, etc. "Ils ont donc déclaré la guerre à Dieu, à son messager et aux musulmans". [1]

Dans sa "Lettre à l'Amérique" [14], Ben Laden confirme son idéologie et sa haine, en écrivant :

"It is saddening to tell you that you are the worst civilization witnessed by the history of mankind" (Il est triste de vous dire que vous êtes la pire civilisation de l'histoire de l'Humanité).

"You are the nation who, rather than ruling by the Shariah of Allah in its Constitution and Laws, choose to invent your own laws as you will and desire. You separate religion from your policies, contradicting the pure nature which affirms Absolute Authority to the Lord and your Creator." (Vous êtes le pays qui, plutôt que de suivre la loi coranique d'Allah dans votre Constitution et vos Lois, avez choisi d'inventer vos propres lois selon votre fantaisie. Vous séparez la religion de la politique, contredisant ainsi la nature elle-même, qui affirme l'autorité absolue du Dieu qui vous a créé.)

En somme, Ben Laden refuse aux hommes le droit de faire leurs propres lois; pour lui, seul Allah a pu en faire et les énoncer par la bouche du Prophète, il y a 1300 ans, et aujourd'hui les hommes ne peuvent que les interpréter en fonction des circonstances.

Ben Laden refuse aussi que les pays se dotent de gouvernements élus qui agissent en fonction d'une constitution et de lois humaines, usurpant ainsi le pouvoir divin; pour lui, un gouvernement ne peut agir qu'en fonction des lois d'Allah.

Ces positions sont clairement antidémocratiques et réservent les pouvoirs judiciaire et exécutif aux docteurs de la foi musulmane, les oulémas et ayatollahs. Les islamistes sont donc les ennemis irréconciliables de nos institutions et, au delà, de notre société.

§           Les occidentaux sont donc de nouveaux croisés, qui mènent une guerre religieuse aux musulmans, pour éliminer leur religion. Ils n'hésitent pas à torturer des musulmans, comme à la prison d'Abou Ghraib, à Bagdad, ou à bombarder leurs maisons.

[C'est là une constante chez les terroristes islamistes : accuser les autres de faire la guerre à l'Islam, ce qui justifie que les musulmans se défendent.]

 

Les islamistes font donc une guerre de religion à tous les régimes non-islamistes, en prétextant le rétablissement de la dignité musulmane et sa domination sur les nations, comme du temps glorieux du califat.

3.4                 Le terrorisme suicidaire et preneur d'otages

Les premiers terroristes à commettre des attentats-suicides ont été ceux du Hezbollah pro-iranien, à Beyrouth, les 18 avril et 23 octobre 1983, faisant 362 morts en tout. Il y a eu, par la suite, de nombreux attentats-suicides, dans de nombreux pays. Les terroristes islamistes recourent aussi aux prises d'otages.

 

Les deux méthodes sont destinées à inspirer le maximum d'horreur, pour obtenir la couverture médiatique la plus importante possible, source à la fois de publicité et de crainte pour les terrorisés.

 

Chaque succès des islamistes les renforce. Ce fut le cas :

§           Lors de l'assassinat de Sadate en Egypte, en octobre 1981;

§           Lors de la prise de pouvoir de Khomeiny en Iran, alors que le Shah avait l'armée la plus puissante de la région;

§           Lorsque les Afghans et Arabes alliés ont chassé la superpuissance Russe d'Afghanistan;

§           Lors de chaque attentat qui a terrorisé des opposants, notamment ceux du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.

C'est pourquoi il ne faut jamais négocier avec les terroristes islamistes, et encore moins céder à leurs exigences.

 

Les personnes qui commettent les attentats-suicides ne sont pas des martyrs, ce sont des criminels de guerre, ainsi que ceux qui planifient les attentats et fournissent une aide logistique. Le qualificatif de "criminels de guerre" et le devoir de protéger les civils résultent directement :

§           De la définition de l'expression "criminel de guerre" donnée par l'ouvrage qui fait autorité "The Handbook of Humanitarian Law in Armed Conflict" (Oxford University Press, 1995), page 120.

§           De l'article 51(2) du Protocole additionnel 1 de la Convention de Genève du 12/08/1949 sur la protection des victimes, adopté le 8 juin 1977 (voir http://www.unhchr.ch/html/menu3/b/93.htm ).

 

Le Coran accorde la qualité de martyr aux combattants morts en luttant contre des adversaires qui attaquent la religion musulmane, pas à des gens qui se suicident, qui attaquent des civils sans que ceux-ci aient attaqué leur religion.

Recrutement des jeunes terroristes : l'exemple du Hamas

Les recruteurs cherchent d’abord en milieu scolaire à distinguer les individus les plus manipulables. C’est auprès de ceux-là que, après enquête sur leur famille, est porté l’effort : endoctrinement, exaltation de la cause, responsabilisation, etc. Une fois le sujet jugé prêt au sacrifice, celui-ci est amené à l’annoncer devant les dirigeants de son organisation, à l’égard desquels il est désormais engagé. Celui qui va s’immoler en tant que martyr est déjà traité en héros de la cause et se trouve en quelque sorte tenu d’accomplir sa promesse, sauf à se renier et perdre complètement la face au sein de son mouvement, lequel est devenu comme sa famille.

3.5                 Terrorisme d'Etat et terrorisme de groupe

Le régime actuel de l'Iran est islamiste. Il veut donc conquérir le monde pour y rétablir le califat. Il a donc pratiqué le terrorisme d'Etat, notamment à Paris : voir [2]. C'est aussi pour cela qu'au mépris de ses engagements internationaux il est en train de se doter de bombes atomiques et de missiles d'une portée supérieure à 1300 km, capables notamment d'atteindre Israël. C'est enfin pourquoi son président appelle au génocide des Juifs [38].

 

Autre exemple de terrorisme d'Etat : les attentats libyens contre le DC-10 français d'UTA, abattu au-dessus du Niger (19/09/1989, 170 morts) et le Boeing 747 de la Pan Am abattu au-dessus de Lockerbie, en Ecosse (21/12/1988, 270 morts). La Libye a reconnu implicitement sa responsabilité dans ces attentats en acceptant de dédommager les victimes.

 

Le terrorisme d'al Qaida est un terrorisme de groupe. L'organisation terroriste al Qaida (ces mots veulent dire "la Base") a été fondée par la publication dans le journal londonien Al-Quds al-Arabi du 23/02/1998 d'un texte signé du Front islamique mondial [1] appelant à la guerre sainte contre les juifs et les croisés. Al Qaida regroupait alors 5 groupes terroristes fondateurs :

§           Celui de Ben Laden, al Qaida (pour plus de détails sur Ben Laden, voir [4]);

§           Celui de Ayman al-Zawahiri, le Jihad égyptien;

§           Celui de Abou Yasir Rifa'i Ahmad Taha, le [Groupe] islamique égyptien;

§           Celui de Mir Hamzah, le Jamiat-ul-Ulema-e-Pakistan;

§           Celui de Fazlul Rahman, le Mouvement du jihad du Bangladesh.

 

Aujourd'hui, après formation de 10.000 à 20.000 terroristes dans les camps afghans d'al Qaida, il y a des dizaines de groupes terroristes locaux se réclamant d'al Qaida, dans des dizaines de pays. Ces groupes ont une action locale, dans leur propre pays, ou internationale, comme le groupe marocain qui a commis l'attentat de Madrid du 11/03/2004.

 

Al Qaida finance parfois ces groupes, en totalité ou en partie, et coordonne leur action. Elle leur fournit aussi une aide logistique : formation, faux papiers, etc. Vu la couverture médiatique importante de tout attentat signé al Qaida, ou même d'une simple menace, de nombreux groupes se réclament d'al Qaida « parce que c'est une marque de terrorisme connue ».

 

La frontière entre terrorisme d'Etat et terrorisme de groupe est souvent floue. C'est le cas lorsqu'un Etat aide et subventionne des groupes terroristes, comme le Hezbollah (aidé par l'Iran) et les divers groupes de terroristes palestiniens aidés par le parti Fatah de Yasser Arafat.

        Saddam Hussein subventionnait les terroristes palestiniens qui commettaient des attentats-suicides, en versant à leur famille environ $20.000. C'est pourquoi une des raisons de l'intervention en Irak contre lui a été la crainte qu'il aide un groupe terroriste tel que celui d'al Qaida, installé sur son sol et dirigé par al Zarkawi, en lui fournissant des armes de destruction massive.

 

Dans le cas d'al Qaida et de l'état taliban d'Afghanistan, selon [5] page 171 et  [18] page 4 c'est plutôt al Qaida qui aidait l'état taliban, en lui versant chaque année environ 20 millions de dollars au titre du droit d'utilisation de ses camps d'entraînement.

3.6                 Echec de la stratégie de déstabilisation des régimes musulmans

On peut affirmer, fin 2004, que la stratégie d'al Qaida visant à déstabiliser des pays musulmans a échoué autant que celle visant les pays occidentaux. Aucun des 22 pays arabes n'a basculé vers l'islamisme, et les islamistes turcs et iraniens s'abstiennent - au moins pour le moment - d'actions terroristes ou déstabilisatrices envers des pays étrangers.

 

Ben Laden espérait bien que son appel passionné à la guerre sainte contre les juifs et les « croisés », et au renversement des régimes musulmans - coupables à ses yeux de trop d'éloignement du califat fondamentaliste qu'il préconise - serait entendu des masses populaires. Il n'en a rien été. Partout où il y a eu des élections, celles-ci ont tourné à la déroute pour les islamistes.

§           En Indonésie et en Malaisie, états musulmans, les partis islamistes ont subi une véritable déroute aux élections 2004.

§           En Afghanistan ex-taliban, la participation électorale a été de près de 75%, camouflet sévère pour les talibans, et M. Karzai, ouvertement pro-américain, a été élu.

§           Au Pakistan, malgré des tentatives de soulèvement islamiste et deux tentatives d'assassinat, le président pro-américain Musharraf est resté au pouvoir.

 

En Arabie Saoudite, au Maroc, en Tunisie, les régimes en place ont résisté aux attentats, fermé des écoles coraniques trop fondamentalistes et emprisonné ou exécuté des dizaines de terroristes. Et il n'y a plus eu d'attentat terroriste aux Etats-Unis depuis le 11/09/2001.

 

Non seulement les islamistes n'ont déstabilisé aucun pays arabe, mais il y a des pays arabes qui parlent de plus en plus d'évoluer doucement vers la démocratie. Après la mise au pas du GIA par les militaires algériens, la modernisation des régimes tunisien et marocain, la Jordanie a entrepris des réformes économiques. En Egypte, le Premier ministre réformiste a des membres issus des milieux d'affaires dans son cabinet ; il a proposé des réformes si prometteuses que la bourse du Caire a monté de 100% en 2004 !

3.7                 Etat et religion

La France est un pays laïc. Mais de nombreux pays ont une religion d'Etat ou font référence à la religion dans leurs textes officiels. C'est ainsi que le serment d'allégeance au drapeau des Etats-Unis contient, depuis une loi de 1954, les mots « one nation under God », et les coupures de 1, 5, 10 et 20 dollars contiennent la phrase « In God we trust ». Le texte [6] signale, au sujet de l'islam :

Article 2 de la Constitution égyptienne du 11 septembre 1972 : « L'islam est la religion d'Etat et l'arabe sa langue officielle. La jurisprudence islamique est la principale source de législation. »

Article 4 de la Constitution irakienne du 16 juillet 1970 : « l'islam est la religion de l'Etat »

Article 3 de la Constitution syrienne du 12 mars 1973 : « L'islam est la religion d'Etat. La jurisprudence islamique est une source principale pour la législation. »

Article premier de la Constitution tunisienne : « L'islam est la religion de l'Etat Tunisien ».

Article 2 de la Constitution libyenne : « L'islam est la religion d'Etat ».

Article 4 de la Constitution algérienne : « L'islam est la religion d'Etat ».

 

Et il faut rappeler que certains pays musulmans n'ont même pas de constitution : c'est le cas de l'Arabie Saoudite, pays féodal où la loi est basée sur le Coran, où il n'y a ni séparation des pouvoirs, ni presse libre, ni égalité entre hommes et femmes...

3.7.1             Le cas de l'Arabie Saoudite

L'intéressant article [26] montre clairement que :

§           Les Saoudiens comprennent et excusent n'importe quel acte terroriste, même s'il a fait de nombreuses victimes arabes, du moment qu'il est dirigé contre les infidèles que sont les Américains ;

§           Les Saoudiens attribuent le terrorisme qui les frappe en Arabie à l'invasion de l'Irak musulman par les Américains infidèles ;

[Ce point est intéressant, car on retrouve constamment dans l'opinion d'Arabes, quel que soit leur pays, des accusations parfaitement absurdes. Il montre à quel point la grande majorité des Arabes n'a aucune rigueur intellectuelle, à quel point ils accusent les chrétiens ou les juifs de tous les maux de la terre, à quel point ils se considèrent comme leurs victimes. L'explication de cette inaptitude à penser juste en matière de politique et de religion est simple : ces hommes ont été formés à l'acceptation sans discussion du Coran, oeuvre poétique difficile à interpréter, où les contradictions sont innombrables et où tout est ramené à la religion.]

§           Les Saoudiens rejettent les idées comme la démocratie chaque fois que ces idées sont d'origine occidentale, c'est-à-dire infidèle et contraire à leur religion, qui a priorité sur tout autre système politique. Ils rêvent, au contraire, d'un retour à l'islam fondamentaliste, celui de l'Arabie Saoudite, celui qu'on leur a enseigné depuis qu'ils ont appris à lire.

 

Selon [31] page 78 :

"En 1975, Riyad a décrété l'ensemble du territoire saoudien Lieu de culte. Depuis, les règlements en vigueur dans une mosquée sont censés s'appliquer strictement à toutes les personnes se trouvant sur toute parcelle du territoire national, et non plus seulement à La Mecque et Médine. Entre autres règles de principe, les juifs y sont formellement interdits, les chrétiens (et moins encore des païens et autres polythéistes) ne peuvent y prier, les femmes doivent respecter scrupuleusement la charia, autrement dit être couvertes, ne pas conduire, ne pas circuler sans leur mari, père ou frère, l'alcool est prohibé, etc. Il va de soi que dans les bases américaines d'Arabie ces règlements ne s'appliquent pas, d'où la fureur des islamistes."

3.8                 La déclaration de guerre sainte aux juifs, aux croisés, etc.

Il faut bien comprendre que le texte d'al Qaida du 23/02/98 constitue une véritable déclaration de guerre sainte aux juifs et aux croisés, et tout particulièrement aux Américains et à leurs alliés. C'est une guerre mondiale, qui doit se dérouler partout. La déclaration étant une fatwa, la guerre doit être menée par tous les musulmans, qui doivent tuer des Américains et leurs alliés, civils et militaires.

 

Remarque : Ni Ben Laden, ni aucun des quatre autres signataires de la déclaration de guerre sainte du 23/02/98 [1], n'étant un docteur de la foi musulmane (ouléma), la fatwa qu'ils y ont lancé n'avait aucune valeur. Mais ils ne s'arrêtent pas à ces détails...

 

Trois mois plus tard, lors d'une interview d'ABC TV diffusée par la chaîne publique non commerciale PBS [3], Ben Laden a précisé sa pensée, en déclarant qu'« il était plus important de tuer des Américains que d'autres infidèles » et que « les musulmans n'ont pas à faire de différence entre tuer des militaires ou des civils ».

 

Enfin, il faut bien comprendre que, pour les terroristes islamistes, la plupart des pays musulmans sont aussi des alliés des Etats-Unis et d'Israël simplement parce qu'ils refusent de les combattre, et doivent donc faire l'objet d'attentats. C'est le cas pour la Tunisie, le Maroc, l'Arabie Saoudite, l'Egypte, l'Indonésie, la Turquie, etc. Voir [2].

Compte tenu qu'en 1998 cela faisait plus de 15 ans que les attentats islamistes avaient commencé, aucun pays - et notamment pas les Etats-Unis - ne pouvait prétendre ignorer la gravité de la menace du terrorisme islamiste.

Caractéristiques de cette guerre

§           La guerre déclarée par al Qaida est une guerre mondiale.

§           En janvier 2003, le Conseil de sécurité des Nations unies, présidé par la France, a adopté à l'unanimité une déclaration qui met le monde entier en garde contre le risque grave et de plus en plus important que des terroristes aient accès à des matières nucléaires, chimiques et biologiques présentant un danger mortel et les utilisent.

§           Les cibles des terroristes sont situées dans tout le monde, mais eux n'ont pas de pays; il est donc impossible de les atteindre en faisant la guerre à un pays donné. Leurs infrastructures de financement, de transport et de communications utilisent les infrastructures mondiales, trop étendues et complexes pour être surveillées en détail. Cette guerre n'a pas de ligne de front, il faut la mener partout à la fois, contre de petits groupes mobiles et bien cachés.

§           C'est une guerre de religion. Alors que nous, occidentaux, faisons attention à ne pas confondre musulman et terroriste, les terroristes islamistes ont décrété contre nous la guerre sainte. Pour eux, nous sommes tous pareils : des infidèles bons à tuer. Leurs chefs religieux ont lancé plusieurs "fatwas" contre nous, ordonnant par là à tout bon musulman de nous tuer au nom d'Allah.

§           Les terroristes islamistes nous haïssent. Ils veulent nous tuer et détruire notre civilisation. Ils n'ont aucune pitié pour des gens paisibles et sans défense, notamment des femmes et des enfants. Ils n'ont pas de respect pour la vie humaine et prônent le suicide des poseurs de bombes, à qui ils promettent le paradis en récompense de leurs meurtres.

§           Les terroristes islamistes ne proposent pas de solution aux difficultés économiques des pays pauvres. Ils ignorent une leçon fondamentale de l'Histoire : la seule source de richesse d'un pays et de ses habitants est sa production de biens et services; cette production n'est efficace qu'avec un régime de liberté économique et de liberté individuelle, cette dernière impliquant notamment la liberté religieuse et la liberté d'expression. Le communisme a échoué précisément parce qu'il n'a abouti qu'à des régimes dictatoriaux ou à des économies improductives par gaspillage, absentéisme et corruption.

Un régime islamiste ne peut qu'empêcher le bon fonctionnement de l'économie, par manque de liberté, manque de capital et détournement des énergies vers une pratique religieuse excessive.

§           Les terroristes islamistes pratiquent l'aveuglement idéologique, refusant de voir toute vérité qui dément leur idéologie. Ils refusent la responsabilité des morts israéliens victimes des attentats-suicides, justifiés selon eux par les méfaits israéliens. Ils refusent la réalité de l'annexion du Koweït par Saddam Hussein en 1990, pour ne voir dans l'Irak qu'un pays musulman attaqué par des infidèles.

§           Les attentats terroristes visent à perturber l'économie des pays libres :

·            en détruisant des bâtiments ou des infrastructures, comme le World Trade Center;

·            en détruisant des moyens de transports d'importance vitale, comme le super-pétrolier français Limburg; ils espèrent ainsi bloquer, ralentir ou rendre trop coûteux le transport du pétrole au large du Yémen, région par où transite 20% du pétrole mondial;

·            en décourageant les clients d'activités comme le tourisme et le transport aérien.

§           Les attentats terroristes veulent nous démoraliser et nous faire vivre dans la crainte permanente.

3.9                 Les menaces de Ben Laden aux Américains

Dans sa Lettre aux Américains [14], Ben Laden les menace en ces termes :

"The Islamic Nation that was able to dismiss and destroy the previous evil Empires like yourself; the Nation that rejects your attacks, wishes to remove your evils, and is prepared to fight you. You are well aware that the Islamic Nation, from the very core of its soul, despises your haughtiness and arrogance."

(La nation islamique, qui a pu rejeter et détruire les empires du mal précédents comme le vôtre, la nation qui rejette vos attaques, veut supprimer vos méfaits et se tient prête à vous combattre. Vous savez bien que la nation islamique, du fond de son âme, méprise votre attitude hautaine et votre arrogance)

"If the Americans refuse to listen to our advice and the goodness, guidance and righteousness that we call them to, then be aware that you will lose this Crusade Bush began, just like the other previous Crusades in which you were humiliated by the hands of the Mujahideen, fleeing to your home in great silence and disgrace. If the Americans do not respond, then their fate will be that of the Soviets who fled from Afghanistan to deal with their military defeat, political breakup, ideological downfall, and economic bankruptcy."

(Si les Américains refusent d'écouter nos conseils et d'embrasser la bonté et la voie juste auxquelles nous les appelons, alors sachez que vous perdrez cette croisade commencée par Bush, comme vous avez perdu les croisades précédentes, où vous fûtes humiliés par les moujahidines et avez dû fuir et rentrer chez vous en silence et honteux. Si les Américains ne répondent pas à nos injonctions, leur sort sera celui des soviétiques, qui se sont enfuis vaincus d'Afghanistan suite à leur défaite militaire, leur décomposition politique, leur effondrement idéologique et leur banqueroute économique.)

3.10           La « guerre sainte » des islamistes

Une des raisons invoquées par les terroristes islamistes pour faire la guerre à l'Occident est la présence de nos troupes - considérées comme infidèles occupants - dans des pays musulmans : Afghanistan, Irak, Liban, etc. En voici une autre.

 

Pendant mille ans, de l'époque de Mahomet au 7e siècle jusqu'au siège de Vienne par les Turcs en 1683, l'Islam a été en expansion, menant une guerre de conquête. Les musulmans ont même pris Constantinople en 1453, mettant ainsi un terme à l'empire chrétien d'Orient.

        Leur conquête a pris fin avec l'échec du siège de Vienne, et les trois siècles suivants ont été marqués par l'expansion coloniale des pays chrétiens. La fin de la première guerre mondiale a même vu la décomposition de l'empire ottoman et la mise sous tutelle des Nations unies de pays musulmans comme l'Irak et le Liban, ainsi que la domination française en Afrique du Nord.

 

Tout se passe aujourd'hui comme si certains extrémistes musulmans voulaient reprendre leur conquête, pour soumettre enfin l'Occident à la foi islamique. Ne pouvant dominer le monde par leur rayonnement culturel, philosophique, scientifique ou économique, c'est-à-dire convaincre de leur supériorité les occidentaux par la raison, ils veulent contraindre par le terrorisme leurs nations à s'écrouler pour s'en emparer et y imposer leur foi. Ils réagissent ainsi comme les incultes que j'ai dénoncé par ailleurs : à court d'arguments de raison, ils recourent à la violence.

        Nous chrétiens avons commis la même faute à l'époque des croisades, en prétextant notre religion pour en fait piller et conquérir le Moyen-Orient pendant deux siècles. En fait, la papauté a profité de ces croisades pour combattre aussi les Mongols de Tamerlan, les hérétiques cathares et divers princes européens qui contestaient leur hégémonie ; sous prétexte de financer les croisades, les papes mirent même en place au profit de l'Eglise un système fiscal abusif…

 

Aujourd'hui, comme le rappelle le pape Benoît XVI, nous devrions admettre enfin l'enseignement du Christ, qui interdit la violence, donc recommande la raison chaque fois qu'on veut convaincre. Mais comment nous protéger du terrorisme islamiste avec un rameau d'olivier contre leurs bombes ? La tentative américaine d'imposer la démocratie en Irak et en Afghanistan avec une victoire militaire est en train d'échouer. Combien faudra-t-il de morts et de destructions avant que chrétiens et musulmans s'entendent de nouveau comme ils l'ont fait pendant sept siècles en Espagne ?

3.11           Le danger islamiste

Tout le monde a entendu parler des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Mais certains ont oublié que la France a aussi été victime de nombreux attentats islamistes. On trouvera une liste d'attentats islamistes, commis en France et à l'étranger, avec les nombres de victimes correspondants, à l'adresse Attentats islamistes: une liste .

 

Mais, par définition, une telle liste reflète le passé. Pour apprécier la menace islamiste, il faut se rendre compte du degré d'organisation d'al Qaida et des groupes terroristes associés. Ce sont des gens qui préparent leurs attentats avec un soin extrême, en y passant le nombre d'années qu'il faut et en donnant leurs exécutants une formation approfondie.

 

C'est ainsi que les Américains ont obtenu un CD-ROM contenant un manuel de terrorisme rédigé par al Qaida, "l'Encyclopédie du Djihad" [15] . Ce document décrit en 11 chapitres et plus de 4000 pages tout ce qu'un terroriste doit savoir pour réussir ses attentats.

 

Il est extrêmement difficile de combattre le terrorisme islamiste, parce que c'est un ensemble de centaines de groupuscules indépendants ; en éliminer un laisse nuire les autres. Il n'y a pas de chef suprême que l'on peut espérer éliminer pour décourager ses troupes ; Ben Laden n'est plus qu'un symbole, une « marque » dont ses émules se réclament pour partager sa notoriété.

 

Ces groupuscules disjoints sont pourtant reliés par Internet, qui leur permet de coopérer pour recruter leurs assassins, monter leurs attentats, partager les recettes de fabrication d'armes et publier leurs méfaits et leurs menaces que les agences de presse rediffusent ensuite.

 

Leurs méthodes de combat ne visent pas à prendre le contrôle de pays, qu'ils seraient par la suite bien incapables de gouverner. Ils veulent seulement les affaiblir, y faire disparaître l'Etat de droit pour pouvoir ensuite y prospérer tranquillement sans prendre la responsabilité de gouverner un pays (exemple : la Somalie). Ils cherchent à détruire les infrastructures indispensables à l'économie, en s'attaquant aux transports et aux réseaux de télécommunications et de distribution d'électricité. Ils cherchent à bloquer l'économie en l'obligeant à prendre des précautions coûteuses et à consacrer à la lutte antiterroriste des moyens qui pourraient être consacrés aux services publics ou au niveau de vie des citoyens.

 

Et ils réussissent à faire énormément de mal avec des moyens modestes : un attentat anti-pipeline en Irak, qui leur a coûté environ $2000 de matériel, a coûté au gouvernement irakien $500 000 en réparations et perte de revenus. L'attentat du World Trade Center a coûté moins de $500 000 à al Qaeda et plus de 100 milliards de dollars aux Etats-Unis, un beau retour sur investissement !

 

Le problème des démocraties est que leurs gouvernements sont trop faibles pour répondre autrement que par des demi-mesures. Ils craignent d'être impopulaires s'ils demandent aux citoyens trop d'efforts, en argent, comme en troupes ou en multiplication de contrôles qui limitent la liberté. Ils ne réagissent que si l'opinion publique, excitée par les media et mesurée les sondages, leur fait craindre pour la réélection de leurs politiciens. Cela permet aux terroristes de survivre dans l'ombre en préparant leurs attentats meurtriers et générateurs de vocations au djihad. Là où les terroristes s'adaptent très vite aux nouvelles technologies d'armes de destruction massive et d'Internet, les gouvernements mettent des années à apprendre à partager des informations et à coordonner leur lutte antiterroriste.

3.12           Arafat et les terroristes Palestiniens

Il ne faut pas croire que tous les terroristes islamistes sont comme Ben Laden. Certains diffèrent sur des points importants, tout en étant d'accord sur les objectifs terroristes de destruction de la civilisation judéo-chrétienne pour la remplacer par une tyrannie de type califat. Nous examinons dans cette section le cas particulier du terrorisme palestinien et de son chef, M. Yasser Arafat.

 

Source : [12].

Yasser Arafat est né le 04/08/1929 au Caire, où il commence sa carrière politique en militant avec les "Frères musulmans" (la première organisation terroriste islamiste) sans jamais en faire partie. Ses premières actions terroristes sont en 1951-1952, pendant la guérilla du canal de Suez. Lors de la guerre de 1956 contre Israël il est officier de réserve dans l'armée égyptienne. L'Egypte ayant perdu cette guerre, il n'accepte pas la défaite et fonde, dans la bande de Gaza, une organisation de résistance qui deviendra en 1959 le "Fatah" ("la conquête"). Ce mouvement lance sa première opération terroriste en janvier 1965. Il appelle les réfugiés à s’engager dans une lutte armée, d’abord conçue comme le moyen privilégié de mobiliser un peuple dispersé. En 2004, cela fait 40 ans qu'Arafat lutte contre Israël.

 

En 1989, Arafat obtient la direction de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), qui associe au Fatah des mouvements terroristes qui se réclament à la fois du nationalisme arabe et du marxisme, le FPLP et le FDLP, ainsi que des mouvements inféodés aux régimes arabes de la région. Ces mouvements feront scission en 1974 pour se regrouper en un front du refus, qui rejette l'évolution de l'OLP vers une solution négociée du conflit avec Israël, qu'Arafat n'a jamais exclue en paroles tout en la torpillant par ses actes.

 

Arafat a dirigé de Tunis le premier soulèvement palestinien ("intifada"), qui prend fin en 1987. Pragmatique (à la différence de Ben Laden), il reconnaît en 1988 l'état d'Israël et son droit de subsister en Palestine, alors que jusque là l'objectif avoué du Fatah et de l'OLP était sa destruction. Il signe le 13/09/1993 à Washington avec l'Israélien Rabin les "accords d'Oslo", déclaration de reconnaissance mutuelle et accord "paix contre territoires" qui préparent une autonomie progressive des territoires palestiniens. En 1994, il obtient le prix Nobel de la Paix avec MM. Rabin et Peres.

 

Elu légitimement président de l'Autorité palestinienne en janvier 1996, il a régné jusqu'en 2004 en tyran corrompu sur les Palestiniens, dont il a détourné une bonne partie des subventions vers lui-même et ses amis.

 

Yasser Arafat est passé à côté de la possibilité de régler le conflit avec Israël au sommet de Camp David, en juillet 2000, sous la présidence du président Clinton : il a refusé une offre extrêmement généreuse du premier ministre israélien Ehud Barak, qui proposait de lui restituer 95% des territoires occupés et de nombreux autres avantages. Il a montré alors au monde qu'il était personnellement incapable de concevoir son avenir personnel autrement qu'en chef terroriste, préférant lancer en septembre 2000 une deuxième "intifada" plutôt que de devenir un chef d'Etat.

 

Cette intifada se poursuit encore, 4 ans après. Les terroristes palestiniens, encouragés et aidés entre autres par le Fatah d'Arafat, on fait des centaines de victimes israéliennes. De leur côté, les Israéliens ont continué à accaparer de plus en plus de terres en Cisjordanie, ont réprimé les Palestiniens avec une brutalité extraordinaire et construisent aujourd'hui un mur de séparation.

 

Arafat a donc été jusqu'à sa mort un terroriste plus qu'un politicien. Il a fait énormément de déclarations contradictoires et de promesses jamais tenues. Il s'est montré incapable d'apporter à son peuple un minimum d'état de droit. Au contraire, avec son gouvernement il l'a mené à la misère la plus noire, et au désespoir qui engendre des terroristes. Aujourd'hui, les territoires palestiniens sont sous la coupe de bandes terroristes armées, qui se livrent au racket en plus des assassinats, tout en justifiant leurs exactions contre leurs frères palestiniens par la lutte contre Israël.

 

Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, que les Etats-Unis et Israël aient refusé toute discussion avec Arafat depuis fin 2000, par manque de confiance dans sa volonté de faire la paix, même à des conditions généreuses, et à son aptitude à tenir parole.

 

Il est étonnant, en revanche, que le président Chirac lui ait envoyé son ministre des Affaires étrangères, qui a passé deux jours avec lui alors que les deux hommes n'avaient rien à se dire, rien à s'offrir. Cette nouvelle reconnaissance officielle par la France du terroriste Arafat, que celui-ci a habilement exploitée sur le plan médiatique, n'a eu pour seul effet que de rendre les Américains encore un peu plus méprisants à notre égard, et les Israéliens encore un peu plus furieux.

 

Voir aussi :

§           [16] : "LES LIENS PRIVILÉGIÉS ENTRE NAZIS ET PALESTINIENS" (sous réserve de vérification).

§           [17] : la nébuleuse des groupes armés palestiniens.

3.13           Les faux islamistes qui sont de vrais mafieux

En Corse la majorité des soi-disant nationalistes appartiennent à des clans mafieux, qui utilisent le prétexte nationaliste pour des rackets comme « l'impôt révolutionnaire » et « la protection ». De même, il y a dans les pays sans état de droit comme l'Irak, la Somalie ou les territoires palestiniens, des bandits qui se disent patriotes nationalistes islamistes, et parfois membres d'al Qaida, pour justifier les enlèvements, qu'ils font en fait pour rançonner ou pour revendre leurs prisonniers à des vrais terroristes islamistes.

 

De même que les terroristes islamistes utilisent une lecture trop partielle du Coran pour justifier leurs attentats au nom d'une prétendue défense de la foi musulmane, il y a des bandits qui se prétendent islamistes, alors qu'ils ne respectent ni les principes du Coran ni l'autorité religieuse des oulémas ou des ayatollahs. C'est le cas, par exemple, de la majorité des preneurs d'otages irakiens.

Et en France…

Selon [25], un réseau islamiste a été mis à jour après l'interpellation à Paris, en 2002, de l'Algérien Redouane Daoud. Il se finançait par le trafic de drogue, de faux papiers et de cartes téléphoniques. Selon la police néerlandaise, les groupes gravitant autour de Redouane Daoud se seraient livrés à l'enlèvement de personnes contre rançon et auraient entretenu des relations avec des représentants locaux de groupes criminels russes.

 

Selon [30], Hassan Baouchi, islamiste d'origine marocaine, a avoué avoir dérobé 1 million d'euros pour financer la cause des fous de Dieu. Il a été mis en examen à Paris pour association de malfaiteurs et financement du terrorisme, lors d'une enquête sur une cellule française du Groupe Islamique Combattant Marocain. Cette cellule était en contact avec le cerveau présumé des attentats de Madrid, qui ont fait 191 morts et 2000 blessés le 11 mars 2004.

3.14           Il n'y a pas d'« islamistes modérés »

Croire, comme certains politiciens et journalistes, qu'il existe des islamistes modérés est une grave erreur. L'expression est employée ces temps-ci le plus souvent à propos des islamistes turcs au pouvoir dans leur pays. Elle désigne des musulmans qui seraient à la fois islamistes et prêts à adopter les valeurs occidentales de laïcité, de démocratie, de respect des droits de l'homme et de tolérance.

 

Un musulman peut être modéré s'il renonce aux aspects conquérants et intolérants de sa religion. Mais un islamiste est, par définition même, un intégriste conquérant qui veut imposer au monde entier l'islam fondamentaliste, c'est-à-dire le califat. Son éventuelle modération n'est qu'une question de stratégie de conquête.

 

Dans le cas des islamistes « modérés » turcs, cette stratégie veut imposer les valeurs fondamentalistes progressivement, aux militaires et laïcs turcs d'abord pour avoir la maîtrise totale de ce pays, puis à l'Union européenne toute entière [24]. C'est ainsi que, loin de promouvoir les valeurs et comportements laïcs de Kemal Atatürk, les islamistes turcs au pouvoir :

§           Ont rétabli le droit pour les femmes de porter le voile en public, comme l'épouse du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan;

§           Ont rétabli le droit d'enseigner la religion coranique dans les universités et le droit pour les diplômés correspondants d'occuper des postes de fonctionnaire;

§           Refusent de reconnaître le génocide arménien de 1915 et l'expulsion de 2 millions d'autochtones grecs en 1922;

§           Continuent de refuser leurs droits aux minorités chrétienne et kurde de Turquie;

§           Continuent à pratiquer la torture et la limitation de la liberté des médias;

§           Refusent de restituer les 37% de Chypre occupés illégalement par les 18% de Turcs après leur conquête par débarquement militaire du 20 juillet 1974;

§           Ont refusé aux Américains, alliés dans l'OTAN et généreux donateurs depuis des années mais non musulmans, le droit de passer par la Turquie pour envahir l'Irak de Saddam Hussein, parce qu'ils considèrent la solidarité avec les musulmans irakiens comme prioritaire sur leur engagement OTAN ou toute considération antiterroriste...

 

Les islamistes sont arrivés au pouvoir en Turquie par un processus démocratique : ils ont été élus parce que la population turque revient rapidement aux valeurs islamistes depuis quelques années, depuis que les militaires turcs veillent moins jalousement sur les valeurs laïques qu'ils protègent depuis Kemal Atatürk, il y a 80 ans.

4.     Les circonstances favorables au terrorisme islamiste

4.1                 L'économie catastrophique de nombreux pays musulmans

Les "Rapports Arabes sur le Développement Humain" 2002 [8] et 2003 [7], ainsi que le "Rapport Mondial sur le Développement Humain 2004" [9], établis pour le compte des Nations unies, montrent que la situation économique des habitants des pays arabes est catastrophique.

 

Dans certains pays comme l'Arabie Saoudite et l'Algérie, le niveau de vie a constamment stagné ou baissé depuis 20 à 30 ans : voir [9]. Globalement, d'après [9] page 187, sa croissance dans les pays arabes a été de 0,1% par an depuis 1975, c'est-à-dire qu'il a stagné.

 

Dans tous les pays où les revenus issus du pétrole constituent une part importante du PIB, on s'aperçoit que ces revenus ne se traduisent pas en emplois pour la population : quel que soit le régime politique, extraire du pétrole rapporte une rente sans faire travailler beaucoup de gens. Si alors on distribue de l'argent à la population sous forme d'assistance, sans la faire travailler, elle s'habitue à l'oisiveté et déprime; c'est le cas en Arabie Saoudite, pays dont les 19 millions d'Arabes ont fait venir environ 5 millions de travailleurs étrangers, exploités de manière éhontée.

4.1.1             Frustration des Arabes concernant leurs gouvernements

Les graphiques ci-dessous, extraits de [7] page 19, montrent que les Arabes, dont tous les gouvernements sont tyranniques, aspirent à la démocratie et rejettent les gouvernements autoritaires plus que n'importe quel autre peuple. On comprend dès lors leur frustration, leur révolte.

 

 

4.1.2             Chômage et inégalités de revenu

Dans [7] page 128 on apprend que les pays arabes sont la région du monde où le taux de chômage est le plus élevé. Ce taux de chômage explique les images que nous voyons à la télévision, où des foules arabes, constituées presque exclusivement d'hommes, manifestent bruyamment. Avec des taux de chômage voisins de 50%, on comprend qu'il y ait des milliers de désespérés prêts à mourir en martyrs.

 

Dans les pays arabes, non seulement le chômage est terrible, mais les inégalités de revenu s'accroissent rapidement : les riches, disposant de rentes comme les revenus du pétrole, accaparent une part croissante du PIB, laissant aux pauvres qui vivent de leur travail une part de plus en plus faible. C'est ainsi, par exemple, qu'en Egypte :

§           La part du PIB provenant du travail est passée de 39% en 1974 à 25% en 1994;

§           Dans les années 1990, 8% de la population vivait avec moins de $1 par jour. Sachant que ce pays compte aujourd'hui environ 68 millions d'habitants, il y a donc environ 5 millions de personnes qui y meurent de faim.

4.1.3             Conclusion

Dans la plupart des pays musulmans, la pauvreté, la corruption, la tyrannie, l'injustice, l'absence de droits des femmes, etc., font que la plupart des habitants sont frustrés, éprouvent un sentiment de révolte et n'ont aucun espoir d'une amélioration de leur situation ou de celle de leurs enfants.

 

On comprend alors qu'un certain nombre de gens deviennent terroristes : ils n'ont plus rien à perdre et ils espèrent une récompense au paradis d'Allah. Ils suivent les religieux islamistes qui accusent les occidentaux et les juifs de leurs maux, et espèrent sortir de leur misère et de leur insignifiance en mourant martyrs.

 

Pour plus de détails, voir "Pourquoi sont-ils devenus casseurs ou terroristes ?".

4.2                 Conséquences du contexte politico-économique

Sources : rapports des Nations unies [7] et [8].

 

La pauvreté des pays musulmans n'a pas permis, dans le passé, et ne permet guère aujourd'hui, de financer l'instruction publique avec le budget des états. C'est pourquoi l'instruction des masses est faite pour l'essentiel par des religieux. Ceux-ci enseignent l'arabe en utilisant le Coran, qui fut le premier texte écrit en langue arabe, langue née avec le Coran. L'enseignement de la langue et de l'écriture se confond ainsi avec celui de la religion.

4.2.1             Conséquences sur l'enseignement

L'enseignement de la majorité des musulmans est un véritable endoctrinement coranique, qui insiste sur la haine qu'il faut vouer aux chrétiens et aux juifs, du fait du mal qu'ils ont fait et font encore aux musulmans depuis plus de 1000 ans. Cet endoctrinement les prédispose au terrorisme.

 

L'enseignement néglige les compétences scientifiques, techniques et professionnelles nécessaires aujourd'hui, ce qui prépare les jeunes au chômage, donc à la misère et à sa conséquence, la prédisposition au terrorisme. Le graphique ci-dessous, extrait de [7] page 72, compare le pourcentage d'étudiants de l'enseignement supérieur inscrits dans des disciplines scientifiques entre des pays arabes et la Corée du Sud :

 

 

L'enseignement des pays arabes privilégie une attitude d'introspection et de victimisation, au détriment de l'originalité et de la créativité. Ces pays se caractérisent donc, aujourd'hui, par un nombre d'innovations en matière de produits, de brevets, d'articles scientifiques extrêmement faible. Le graphique ci-dessous, extrait de [7] page 71, compare le nombre de brevets enregistrés aux Etats-Unis pendant la vingtaine d'années 1980-2000 en provenance de divers pays arabes, de la Corée du Sud, d'Israël et du Chili.

 

 

Les pays arabes doivent donc importer les compétences et produits avancés nécessaires, ce qui génère des emplois pour des immigrés et des étrangers au lieu d'emplois pour des Arabes.

4.2.2             Accès aux informations et aux connaissances

Ces carences de l'enseignement ne sont pas contrebalancées par un accès convenable aux communications modernes : la proportion de citoyens des pays arabes qui ont accès à Internet, qui disposent de la télévision, qui lisent les journaux est insignifiante. Voici un graphique extrait de [7] page 64, qui décrit le pourcentage de la population de divers pays ayant accès à Internet :

 

 

On voit qu'à part les Emirats Arabes Unis (UAE) et Bahreïn, régions minuscules, il n'y a pratiquement pas d'accès Internet dans les pays arabes, donc pas d'accès aux informations écrites du reste du monde, pas d'échanges de messages et pas de commerce électronique. Cette absence de communications est voulue par beaucoup de gouvernements arabes, qui espèrent limiter ainsi la propagation des idées subversives.

 

Cette coupure avec le monde non-arabe est aussi illustrée par le graphique suivant, extrait de [7] page 68, qui décrit le nombre de livres traduits dans la langue locale dans divers pays :

 

 

4.2.3             Conséquence : manque de discernement

Les populations ont un faible niveau d'instruction, basé pour l'essentiel sur le Coran, écrit il y a plus de 1000 ans et qui monte le peuple contre les infidèles. Elles n'ont guère l'occasion de lire des textes et des journaux permettant une vision complète et objective du monde. Les chaînes de télévision, elles, font de la surenchère pour capter l'audience : c'est à qui choisira les images les plus révoltantes pour des Arabes et celles qui les poussent le plus à la xénophobie.

        Exemple : la chaîne de télévision al Arabiya, montée par le gouvernement saoudien pour faire contrepoids à al Jezira (qui accordait trop de place à Ben Laden, utilisait une speakerine sans voile, etc.), a rapidement dû, elle aussi, faire le maximum de sensationnel et de nationalisme arabe pour obtenir une part d'audience.

 

Les rares informations dont disposent les masses arabes sont filtrées dans un sens antiaméricain et antijuif. Elles persuadant les Arabes qu'ils sont les victimes méprisées de ces infidèles.

        Dans de nombreux pays, elles sont aussi filtrées dans un sens conservateur, pour ne pas propager d'idées démocratiques défavorables au pouvoir en place. Les Arabes n'ont donc aucune expérience de la démocratie, de la séparation des pouvoirs, du respect des personnes et de leur liberté, etc.

 

Il s'ensuit, chez les Arabes, un manque de discernement politique et économique, qui leur permet "d'avaler" des "informations" comme celle qui a couru en 2003 à Bagdad, et qui affirmait, après la victoire américaine sur Saddam Hussein, que "les juifs achetaient toutes les maisons possibles de la ville, pour en devenir maîtres et en chasser les Irakiens".

 

Ce manque de discernement ne joue que pour ce qui concerne l'économie, dont les masses arabes ignorent totalement les règles, et la politique internationale; le bon sens des gens joue bien son rôle en ce qui concerne leur vie quotidienne.

4.3                 La couverture médiatique

L'aide la plus importante que reçoivent les terroristes vient de la publicité que leur accordent les médias : télévisions, radios, journaux et magazines. C'est par les médias que la moindre menace de Ben Laden est diffusée à des centaines de millions de personnes. C'est la télévision qui donne d'al Qaida une image de force qui tue des Américains au World Trade Center et leur résiste en Irak.

 

Le terrorisme recherche un impact psychologique hors de proportion avec les effets physiques produits et les moyens utilisés. Il a donc absolument besoin de publicité médiatique. Exemple :

§           Sans couverture médiatique, les souffrances des 20 millions de Kurdes, maltraités depuis des années par les 5 pays entre lesquels leur population est dispersée, sont ignorées;

§           Avec la chaîne al Jezira, le problème des Palestiniens est évoqué tous les jours et les Israéliens sont accusés de tous les maux, alors que les victimes juives sont à peu près ignorées.

 

Comme l'enseignement religieux, les médias propagent dans les masses arabes la haine des Américains et des juifs, sans aucun souci d'objectivité ou d'équilibre : quand un terroriste palestinien tue trente juifs, dont des femmes et des enfants, c'est un martyr; mais quand un soldat israélien tue la famille palestinienne dont la maison abritait un terroriste qui tirait sur lui, c'est un assassin, dont on montre encore et encore les victimes pour le faire haïr.

 

Les terroristes islamistes utilisent savamment les médias des pays musulmans pour recruter, et les médias des pays occidentaux pour terroriser.

4.4                 Nos fréquentes erreurs d'appréciation

Il y a, dans nos sociétés occidentales et particulièrement en France, une fâcheuse tendance à juger un acte condamnable différemment selon celui qui le commet ou selon son but.

4.4.1             Jugement selon celui qui commet l'acte condamnable

C'est ainsi qu'en France beaucoup de gens ont tendance à considérer que les jeunes délinquants de banlieue sont d'abord des victimes du manque de respect, du manque d'intégration et de l'exclusion professionnelle. Cette qualité de victimes excuse, selon eux, les comportements socialement condamnables : communautarisme, vols, dégradations, refus de respecter les lois, sifflement de la Marseillaise, tags "Vive Ben Laden" et même terrorisme islamiste (rare, heureusement).

        Qu'ils soient victimes du manque de respect, d'intégration, etc., est certain, et les frustrations correspondantes expliquent la réaction de révolte. Elles l'expliquent psychologiquement, mais ne la justifient pas. Les délits et les crimes sont toujours condamnables, même si les cours d'assises considèrent qu'il existe parfois des circonstances atténuantes - atténuantes, pas exonérentes.

        C'est pourtant à cause de cette tendance à la commisération à l'égard de ces jeunes que le gouvernement de gauche de M. Jospin n'a rien fait pour lutter contre l'insécurité, c'est-à-dire pour protéger les victimes de la société, et les médias le lui ont tellement reproché que cela lui a coûté les élections de 2002.

4.4.2             Jugement selon le but de l'acte condamnable

Faisant le même raisonnement faux, ces médias ont systématiquement tendance à considérer les Palestiniens comme des victimes de la répression israélienne et donc à présenter les attentats que commettent leurs terroristes comme une résistance à l'oppression. L'erreur de jugement consiste, dans ce cas, à penser que les Palestiniens victimes ne peuvent en même temps être des bourreaux.

        Il est certain que les Israéliens occupent des territoires qu'ils n'ont aucun droit d'occuper, et que cela justifie une résistance à cette occupation. Mais il y a une différence entre la résistance à une armée d'occupation, qui s'en prend aux militaires occupants, et l'assassinat de centaines de civils dans des autobus, des magasins et des restaurants. La résistance est une forme de lutte parfaitement juste, qui combat des militaires capables de se défendre, alors que le terrorisme (voir définition précise) s'en prend à des civils sans défense et n'est donc jamais excusable.

 

Il est aussi scandaleux que les terroristes irakiens soient appelés « résistants » par les journalistes, parce que cela les excuse dans l'esprit de beaucoup de téléspectateurs. Lorsque, comme à Najaf le 20/12/2004, un terroriste s'est suicidé en faisant exploser sa voiture contre un cortège funéraire, faisant 68 morts, son acte est inexcusable, suicide ou pas. Or les journalistes de télévision n'appellent presque jamais les auteurs de tels assassinats, décapitations, etc. « terroristes », préférant les qualifier « d'insurgés » ou de « combattants », ce qui les excuse aux yeux des téléspectateurs qui manquent de discernement.

        Le but des terroristes irakiens, affiliés ou non à al Qaida, est de lutter par la terreur et l'assassinat de civils contre l'instauration de la démocratie dans ce pays, parce que ce régime donnerait les mêmes droits aux chiites, aux sunnites et aux kurdes, les privant ainsi de leurs anciens privilèges d'exploiteurs et d'oppresseurs. Cette lutte est un combat pour le mal, pour l'inégalité, la spoliation, les privilèges de certaines tribus par rapport à d'autres. Il est inadmissible que nos télévisions ne rappellent pas cette vérité lorsqu'elles présentent leurs attentats.

4.4.3             Jugement selon la victime de l'acte condamnable

Tout homme a des valeurs et une culture qui le font manquer d'objectivité dans certaines circonstances. C'est ainsi qu'on peut expliquer l'antiaméricanisme viscéral de nombreux Français, de nombreux Européens, de nombreux musulmans. C'est pourquoi certains se sont réjouis des trois mille morts américains du 11 septembre 2001, c'est pourquoi ils excusent les assassinats des terroristes d'al Qaida.

        C'est aussi pourquoi la presse française se livre de temps en temps à un véritable lynchage médiatique du Président George W. Bush et de son gouvernement, allant même jusqu'à diffuser de fausses nouvelles tellement ils sont aveuglés par leur haine des Américains ; ceux-ci sont considérés comme coupables et méritant un châtiment même lorsqu'ils sont victimes. Il s'agit là de jugements xénophobes, et il y en a aussi de racistes, comme ceux qui condamnent systématiquement les Israéliens par antisémitisme, etc.

4.5                 Les revendications nationalistes insatisfaites

Dans certains cas comme en Tchétchénie, l'islamisme résulte du terrorisme nationaliste. Les Tchétchènes sont en guerre contre les Russes depuis le XVIIIème siècle : ils réclament l'indépendance totale, que les Russes ne peuvent leur accorder de peur d'une contagion à l'ensemble du Caucase russe. Ne réussissant pas à se faire entendre, les Tchétchènes ont eu recours au terrorisme. Etant en grande partie musulmans et pour se faire aider par al Qaida, ils ont adopté le terrorisme islamiste. De leur côté, les Russes ont réprimé les terroristes tchétchènes avec une brutalité extrême, faisant des dizaines de milliers de victimes parmi la population civile, et cette répression alimente le terrorisme.

5.     Conclusions

5.1                 Coût du terrorisme

5.1.1             Coûts directs

L'attentat du 11 septembre 2001 a coûté à al Qaida environ 400.000 à 500.000 dollars d'après [5] page 169, et a fait des dégâts évalués à 20 milliards de dollars pour la ville de New York, plus 20 milliards de dollars dans le reste du pays (page 327).

 

[22] estime à 2 milliards de dollars le coût supplémentaire annuel, depuis le 11 septembre, de la sécurité antiterroriste pour les quelques établissements financiers de Wall Street.

 

Ces chiffres donnent une idée du coût colossal du terrorisme, qu'il s'agisse de mesures de précaution ou de réparation des dégâts. Il s'y ajoute le temps perdu par les gens lorsqu'ils sont contrôlés et les coûts supplémentaires pour les gouvernements (personnel et matériel de sécurité).

5.1.2             Coûts indirects : dégâts économiques dus à la peur

Les coûts ci-dessus sont des coûts directs. Il faut leur ajouter les coûts, difficiles à chiffrer, des blocages de dépenses dus à la peur du terrorisme.

§           Lorsque la conjoncture est incertaine à cause des attentats, des prises d'otages et des prix qui flambent comme celui du pétrole, beaucoup de consommateurs ont peur de l'avenir : ils restreignent leurs dépenses et préfèrent épargner. Une réduction de la consommation se traduit directement par une baisse du PIB. En créant et en entretenant la peur, les terroristes remportent une victoire économique.

§           Les chefs d'entreprise qui décident des investissements sont aussi des hommes. Ils sont sujets aux mêmes peurs de l'avenir que les consommateurs : le terrorisme leur fait diminuer ou reporter leurs investissements et leurs embauches, ce qui induit aussi une baisse du PIB, en plus du freinage des embauches. Et les chefs d'entreprise investissent et embauchent d'autant moins qu'ils sentent que leurs clients, les consommateurs, freinent leurs achats. Un cercle vicieux est ainsi créé par le terrorisme au détriment de notre économie.

Il est temps que tous les peuples prennent conscience de ces coûts, qu'ils les acceptent. Il est donc temps que leurs gouvernements les révèlent, les expliquent et agissent en conséquence contre le terrorisme.

5.2                 Musulmans mais pas terroristes - Port du voile

Les textes des grandes religions monothéistes, le christianisme, le judaïsme et l'islam, ont été écrits il y a très longtemps. Ils reflètent donc la pensée de leur époque et préconisent des comportements adaptés aux problèmes de cette époque.

Exemples de textes chrétiens qui nous choquent aujourd'hui

"Si la femme ne porte pas le voile, qu'elle se fasse tondre ! Mais si c'est une honte pour une femme d'être tondue ou rasée, qu'elle porte un voile ! L'homme, lui, ne doit pas se voiler la tête : il est l'image de la gloire de Dieu... Car ce n'est pas l'homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l'homme. Et l'homme n'a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l'homme. Voilà pourquoi la femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance..."

 

L'auteur de ce texte est Saint Paul, dans la Première épître aux Corinthiens (XI, 6-10) ! Donc :

§           Le christianisme ayant précédé l'islam, ce ne sont pas les musulmans qui ont lancé la coutume du voile mais les chrétiens, des siècles avant eux. Selon [34], le port du voile est recommandé par Le Coran en plusieurs endroits, comme :

·            La sourate XXXIII, verset 59 : "O Prophète !, dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des Croyants de serrer sur elles leurs voiles ! Cela sera le plus simple moyen pour qu'elles soient reconnues et qu'elles ne soient point offensées. Allah est absoluteur et miséricordieux."

·            La sourate XXIV, verset 31 : "Dis aux Croyantes de baisser leurs regards, d'être chastes, de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît. Qu'elles rabattent leurs voiles sur leurs gorges !..."

§           Ce que nous considérons comme opinion contestable aujourd'hui était parole d'évangile hier.

§           Il est facile de trouver dans une religion, toute religion, des textes qui nous révoltent.

§           L'honnêteté intellectuelle consiste, pour chacun, à ne pas juger une religion sur quelques lignes de texte parmi des dizaines de milliers. Elle exige de vérifier, dans la religion dont on est fidèle ou proche, si elle n'affirme pas, elle aussi, ce que l'on reproche à une autre.

 

Voir d'autres exemples édifiants : [27].

5.2.1             L'intégration des musulmans dans les pays occidentaux

Source : [37].

Un sondage réalisé par la chaîne de télévision Sky News et cité par Libération du 14/08/2005 a révélé que 46 % des musulman britanniques se sentaient d'abord musulmans [et ensuite seulement britanniques]. Voilà le résultat de la politique de tolérance du communautarisme, suivie par le Royaume-Uni au nom de la liberté jusqu'à ce que le Premier ministre Blair y mette un terme après les attentats de Londres. Les Anglais reconnaissent aujourd'hui que la politique française de refus sans compromis de ce communautarisme est préférable.

 

Une enquête du Centre d'étude de la vie politique française (CEVIPOF) parue dans Le Monde du 30/08/2005 montre que seul un tiers des sondés désapprouvent la phrase :

« Un musulman doit suivre les principes coraniques même s'ils s'opposent à la loi française. »

L'intégration des musulmans dans les pays occidentaux est donc loin d'être acquise.

5.2.2             Les degrés de la fidélité à une religion

Un bon musulman doit obéir à tous les commandements du Coran et des Hadiths, car il n'a pas le droit de choisir parmi les paroles du Prophète, inspirées par Allah, celles qui lui conviennent, en ignorant les autres. C'est ce qui fait de Ben Laden un bon musulman, hélas.

 

Pourtant les terroristes islamistes sont une minorité parmi les musulmans : il y a des centaines de millions de gens qui se disent musulmans et refusent l'horreur des attentats islamistes. En fait, l'immense majorité des gens qui s'affirment musulmans ne respectent pas tous les commandements de leur religion, et c'est ce qui leur permet de vivre au XXIème siècle dans les pays démocratiques en étant bien intégrés.

 

La religion des islamistes est un extrémisme intégriste, une forme de l'islam qui n'admet aucun compromis avec la lettre, toute la lettre, des textes sacrés de l'islam.

 

La religion juive a aussi ses fondamentalistes, les hassidim, qui suivent à la lettre tous les commandements du "Sefer Hassidim", ouvrage reflétant les conceptions religieuses ultraorthodoxes des juifs allemands des XIIème et XIIIème siècles. L'Encyclopédie Universalis version 8, article "Sefer Hassidim", en dit ceci :

"Le hassid, l’homme pieux, est d’abord celui qui sait supporter toutes les insultes sans broncher et sans faire blêmir le visage des autres. Il est aussi un ascète et renonce aux biens de ce monde, y compris aux joies les plus innocentes du monde profane. S’il a commis une faute, il s’impose des pénitences strictes qui sont codifiées dans des traités pénitentiels. Non seulement il observe scrupuleusement les préceptes, mais il va au-delà de ce qui est exigé par la lettre de la Loi."

Contrairement aux fondamentalistes islamistes, qui n'hésitent pas à tuer, les hassidim sont des pacifistes : en Israël, ils refusent le service militaire. L'immense majorité des juifs est comme l'immense majorité des musulmans et des chrétiens : ils ne suivent qu'une partie des commandements de leur religion; c'est ce qui leur permet de s'adapter à notre monde et d'y vivre en paix et avec bonheur.

5.2.3             Les degrés du terrorisme islamiste et la complicité

De même qu'il y a des degrés dans l'observance des commandements religieux, il y a des degrés dans le terrorisme islamiste : certains terroristes vont plus loin dans l'horreur que d'autres.

 

Mais il y a aussi des complices du terrorisme islamiste, des gens qui sans commettre d'acte terroriste cachent, aident, financent ou encouragent des terroristes. Devant le terrorisme, idéologie d'assassinat et de mort par suicide, de terreur infligée à ceux qu'on veut convertir de force ou dominer, nul n'a le droit moral de se dire neutre. Une personne qui connaît un terroriste et ne le dénonce pas devient son complice, de même qu'une personne qui ne dénonce pas un criminel qu'elle connaît est punie par la loi française.

 

Il est clair que si les terroristes devaient se méfier de tous ceux qui les entourent, ils commettraient bien moins de crimes, ils seraient souvent dénoncés et arrêtés. C'est pourquoi il est important d'expliquer aux gens qu'ils doivent clairement choisir leur camp, donc combattre le terrorisme islamiste chaque fois qu'ils veulent que notre civilisation survive sans revenir au califat totalitaire du 8ème siècle.

5.3                 Que faire ?

Il n'y a pas de discussion ou de négociation possible avec les terroristes islamistes, nous l'avons vu : il faut donc les combattre et ne jamais céder à leurs prises d'otages ou leurs menaces. Ce combat n'est pas celui des Etats-Unis ou de leurs alliés en Irak, c'est celui de tous les pays, car tous refusent de se transformer en califats islamistes. Les pays doivent donc collaborer contre les terroristes.

 

Il faut aussi obtenir des médias qu'ils ne les aident pas en leur donnant autant de place, ce qui revient à faire leur publicité et à amplifier la terreur qu'ils inspirent.

 

Il faut également avoir une politique à très long terme d'amélioration des conditions de vie ainsi que des droits humains et politiques dans les pays musulmans. En aidant ces pays à progresser sans jamais se comporter en colonisateurs, les pays riches doivent les aider à améliorer progressivement le niveau de vie et de bonheur de leurs populations. Celles-ci refuseront alors le terrorisme parce qu'elles auront à coeur de défendre l'état de droit et la société de progrès auxquels elles seront parvenues.

 

Dans toutes les démocraties, il faut lutter résolument contre les efforts de certains musulmans pour progresser pas à pas vers l'islamisation.

5.3.1             Prosélytisme musulman en France

En France, par exemple, le prosélytisme musulman se manifeste de plus en plus :

§           Demandes de salles de prière dans les écoles et universités françaises, qui doivent rester laïques.

§           Demandes d'horaires "sans hommes" ou "sans femmes" dans les piscines et les salles de sport.

§           Demande de quelques filles ou femmes de porter le voile à l'école ou dans les administrations, pour s'affirmer musulmanes contre la République laïque.

§           Refus de certains élèves ou étudiants que les enseignants abordent certains sujets contraires à leur vision partiale ou erronée du monde et de son histoire. Refus de certains d'être interrogés par des professeurs du sexe opposé lors d'un examen.

§           Refus dans un hôpital d'être examiné ou soigné par un médecin ou un infirmier du sexe opposé.

§           Etc.

 

Il se manifeste aussi par un dangereux double langage, pratiqué par certains imams ou par M. Tariq Ramadan, l'intellectuel suisse petit-fils du fondateur de l'organisation terroriste des Frères Musulmans, qui fait beaucoup de sermons et de conférences en France. Exemple : lors de son débat télévisé avec M. Sarkozy, devant des millions de téléspectateurs, M. Ramadan a proposé "un moratoire sur la lapidation des femmes", refusant comme le lui demandait M. Sarkozy, de condamner cette pratique barbare.

 

Il faut imposer sans faiblir, après l'avoir expliqué, notre choix national de la laïcité dans les services et lieux publics. La laïcité n'est pas le refus de la religion, c'est la neutralité à son égard et le refus de la laisser interférer avec la vie publique; c'est donc, en France, la primauté dans la vie publique de la loi française sur la loi coranique, dont le domaine est seulement la spiritualité, privée par définition.

 

Voir aussi à ce propos l'opinion de M. Sarkozy.

5.3.2             Lutter contre le terrorisme comme le demandent les Nations unies

Dans la résolution [33], le Conseil de sécurité rend obligatoire pour tous les pays membres la lutte contre le terrorisme. Le moins que chaque citoyen civilisé puisse faire est de coopérer avec cet effort international, pour la survie de sa civilisation. Il faut que tous les Français comprennent que les terroristes islamistes ont déclaré une véritable guerre mondiale aux Occidentaux et à leur démocratie, une guerre sans merci, que nous sommes condamnés à gagner.

6.     Textes complémentaires

§           Attentats islamistes (liste de 5 pages)

§           Peut-on désarmer les terroristes ?

§           Démocratie et connaissance des religions : les bases de la religion et de l'histoire des musulmans nécessaires pour les comprendre (18 pages A4)

§           Pourquoi sont-ils devenus casseurs ou terroristes ?  (16 pages A4)
(psychologie des casseurs et des terroristes)

§           Une fatwa sur le football  (exemple de fatwa - 3 pages A4)

§           Le profond fossé entre les démocraties et l'Islam (2 pages A4)

§           L'identification des terroristes islamistes (2 pages A4)

§           La religion musulmane et le terrorisme (partie d'une analyse de 45 pages A4)

§           70 ans après Hitler, le président iranien appelle au génocide des Juifs (1 page A4)

§           L'évolution de l'islam, une interview décapante de Mohamed Ibn Guadi (4 pages A4)

§           L'Islam en France (1 page A4)

§           L'Espagne rejoint l'Europe des capitulards devant Al Qaida (2 pages A4)

§           Fondamentalisme musulman, un sujet que la télévision n'ose aborder (3 pages A4)

§           Irak, Afghanistan : la démocratie impossible (28 pages A4)

§           Le rapport du Congrès des Etats-Unis sur le 11 septembre 2001
et ce qu'on peut en tirer en France
(17 pages A4)

§           Adhésion de la Turquie : le pour et le contre (38 pages A4)

§           Attentats terroristes : enfin les religieux musulmans réagissent ! (2 pages A4)

§           Les droits des femmes progressent dans les pays arabes (1 page A4)

 

 

 

Daniel MARTIN

 

 

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7.     Sources et références

[1]   "Osama Bin Laden's 1998 Fatwa" : http://www.mideastweb.org/osamabinladen2.htm , page téléchargée le 13/08/2004.

 

[2]   Liste d'une trentaine d'attentats islamistes, à l'étranger et en France : voir ../Religion/Attentats-islamistes.htm .

 

[3]   "Hunting Bin Ladin", émission diffusée par la chaîne de télévision publique non commerciale PBS en mai 1998 : voir la page http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/shows/binladen/who/interview.html , téléchargée le 13/08/2004.

 

[4]   "Osama Bin Laden's Jihad" :  http://www.mideastweb.org/osamabinladen1.htm , page téléchargée le 13/08/2004.

 

[5]   "The 9/11 Commission Report" (rapport final) téléchargé le 24/07/2004 de la page http://www.9-11commission.gov/report/911Report.pdf .

 

[6]   "Le réveil de la nation islamique", par Mohamed Ibn Guadi (philologue sémitique, chercheur à Strasbourg et auteur de nombreuses publications), téléchargé le 30/04/2004 de la page http://www.reinfo-israel.com//documents/showthread.php ?s=68c20de27f9bbf290b821955e06a84f4&threadid=3812

 

[7]   "Arab Human Development Report 2003", téléchargé le 07/06/2004 de la page http://www.miftah.org/Doc/Reports/Englishcomplete2003.pdf

Le graphique ci-dessous provient de la page 137 de ce rapport. Il est basé sur des statistiques fournies par la Banque mondiale en 1993, 2000 et 2002. Il compare la croissance annuelle du PIB par habitant dans trois parties du monde.

 

Croissance annuelle du PIB par habitant dans trois parties du monde :
Asie-Pacifique, Moyen-Orient et Afrique du Nord, autres pays à revenus bas et moyens

 

 

On voit que les pays du Moyen-Orient ont eu, depuis 1970, une croissance moindre que les pays d'Asie-Pacifique et moindre que les pays à revenus bas et moyens; cette croissance a même été négative de 1980 à 1990. Ces pays arabes souffrent à la fois d'une natalité explosive et d'un développement économique modeste.

 

Le graphique ci-dessous provient de la page 138 de ce rapport. Il est basé sur des statistiques fournies par la Banque mondiale de 1995. Il montre que la croissance du PIB par travailleur a baissé de façon dramatique depuis 1980, devenant même négative.

 

 

 

[8]   "Arab Human Development Report 2002" (en français), téléchargé le 14/08/2004 de la page http://www.undp.org/rbas/ahdr/french2002.html

 

[9]   "Rapport Mondial sur le Développement Humain 2004" (en français), téléchargé le 14/08/2004 de la page http://hdr.undp.org/reports/global/2004/francais/pdf/hdr04_fr_complete.pdf

Ce rapport étudie le PIB par habitant à parité de pouvoir d'achat, indicateur qui donne une bonne idée du niveau de vie parce qu'il prend en compte le coût de la vie. Exemple : en France, en 2002, ce PIB par habitant a été de $26.920 par an.

 

On trouve dans ce rapport, page 185, qu'en Arabie saoudite :

§           Ce PIB par habitant est passé de $23.980 en 1977 à $12.650 en 2002, c'est-à-dire qu'il a été divisé par 1,9;

§           La croissance a été négative : -2,5% par an entre 1975 et 2002.

 

Ces chiffres s'expliquent par la croissance colossale de la population de ce pays, croissance bien plus rapide que son PIB. Et ces chiffres omettent de signaler qu'une partie considérable du PIB est confisquée par les féodaux qui le gouvernent.

On comprend, dans ces conditions, que les Arabes soient désespérés.

 

Autre exemple : l'Iran, pour lequel on trouve, page 186, que :

§           Le PIB par habitant est passé de $8.290 en 1976 à $6.690 en 2002, c'est-à-dire qu'il a reculé de 20%;

§           La croissance a été négative : -0,4% par an entre 1975 et 2002.

Dans ce cas aussi, le PIB a augmenté moins vite que la population.

 

[10] "Les défis de l'Islam" par le recteur Dalil Boubakeur (éditions Flammarion). M. Boubakeur est Recteur de l'Institut musulman de la Mosquée de Paris, et médecin ayant exercé pendant 25 ans et enseigné à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière.

 

[11] "Non ! l'Islam n'est pas une politique" par le recteur Dalil Boubakeur (éditions Desclée de Brouwer).

 

[12] "Encyclopédie Universalis version 8", articles sur l'islam, l'Umma, le djihad, le wahhabisme, le terrorisme, Palestiniens, Arafat, etc.

 

[13] "Le Coran", éditions Garnier - Flammarion.

        Pour comprendre le contexte historique et linguistique dans lequel le Coran a été écrit, donc les immenses difficultés que pose sa compréhension et les risques de mauvaise interprétation, il est indispensable de lire l'ouvrage de l'académicien Régis Blachère "Introduction au Coran", publié par Maisonneuve & Larose.

        Pour comprendre par des exemples et une analyse des situations ce qui est permis et ce qui est défendu à un bon musulman, il est utile de lire "Le livre du licite et de l'illicite" de Al Ghazâlî, traduit en français et publié par Al Bouraq Editions. Al Ghazâlî (1058-1111) a été un grand théologien de l'islam, ainsi qu'un conseiller du calife de Bagdad et un théoricien du droit.

        Pour savoir ce que représente l'Islam en France, in y a l'encyclopédique "L'Islam en France" [20].

 

[14] "Bin Laden's 'letter to America", publiée dans The Observer du 24/11/2002, téléchargée le 15/08/2004 de la page http://observer.guardian.co.uk/worldview/story/0,11581,845725,00.html

Cette lettre est une longue suite d'accusations très graves et injurieuses des Etats-Unis. En voici des extraits qui expliquent quelques-unes des raisons de la haine des islamistes pour les Etats-Unis, et à travers eux tous les occidentaux, parce qu'ils partagent la même civilisation :

"You are the nation that permits Usury, which has been forbidden by all the religions. Yet you build your economy and investments on Usury. As a result of this, in all its different forms and guises, the Jews have taken control of your economy, through which they have then taken control of your media, and now control all aspects of your life making you their servants and achieving their aims at your expense..."

"You are a nation that permits acts of immorality, and you consider them to be pillars of personal freedom."

"You are a nation that permits gambling in its all forms. The companies practice this as well, resulting in the investments becoming active and the criminals becoming rich."

"You are a nation that exploits women like consumer products or advertising tools calling upon customers to purchase them. You use women to serve passengers, visitors, and strangers to increase your profit margins. You then rant that you support the liberation of women."

"You are a nation that practices the trade of sex in all its forms, directly and indirectly. Giant corporations and establishments are established on this, under the name of art, entertainment, tourism and freedom, and other deceptive names you attribute to it."

 

[15] " Bin Laden's encyclopedia gives lessons in terror" http://www.ci-ce-ct.com/article/showquestion.asp ?faq=3&fldAuto=1618 , téléchargé le 08/08/2004; en voici une description :

 

A training manual produced by the Al-Qaida network details what it calls "the basic rules of sabotage and terror".

        It was reportedly stolen by a "disgruntled Libyan fighter" from Osama bin Laden's headquarters.

        The 11-volume Encyclopedia of Jihad features sections on how to blow up a plane, and how to threaten with a knife.

        The preface to Mouswada al Jihad al Afghani - the Arabic name of the manual which was destined for bin Laden's Afghan camps - says it's meant for use in the battle against "the enemies of our movement, the enemies of Allah, for any Islamic group."

        The books, ranging from 250 to 500 pages each, are written in Arabic, with occasional indexes in English.

        Each has a specific area of expertise. "What's your desire ?" the text asks - then takes the reader step by step through the acquiring and mixing of various explosive materials.

        Other sections tell how to engage an armoured vehicle, surround an airport and spy on a military base. A volume on hand-to-hand combat has a chapter on "how to threaten with a knife, piercing with a knife".

        In a chapter on "basic sabotage and destruction," would-be assassins are offered various options, including "poison-making, poisonous gases and poisonous drugs."

        They are instructed on specific plant life that can be used to make poison gas, how to make the gas, and what quantity is needed to kill a man. They are told that a room full of a particular odourless gas will kill someone in 30 seconds.

        Intelligence analysts from two Western countries who read part of the manual say its highly technical detail, including diagrams, represents a new level of sophistication in the training apparatus of bin Laden's network.

 

[16] "DOSSIER : LES LIENS PRIVILÉGIÉS ENTRE NAZIS ET PALESTINIENS" Téléchargé le 20/08/2004 de la page http://www.refractaires.org/02-nazisme-islam.htm et de la page http://www.alliancefr.com/actualite/desinformat/nazispalestiniens2.htm

Cette référence est donnée sous toutes réserves : bien que son texte cite des sources et donne des photos, je n'ai pu les vérifier sur Internet et ne suis donc pas certain de leur sérieux.


[17] Nébuleuse des organisations armées palestiniennes (source : Encyclopédie Universalis version 8)

 



 

[18] "Monograph on Terrorist Financing" téléchargé le 23/08/2004 de la page http://www.9-11commission.gov/report/911_TerrFin_Monograph.pdf

 

[19] "9/11 and Terrorist Travel" téléchargé le 23/08/2004 de la page http://www.9-11commission.gov/report/911_TerrTrav_Monograph.pdf

 

[20] Livre "L'Islam en France" (733 pages) publié aux PUF en 2004. Ouvrage fortement recommandé, car très complet.

 

[21] "Encyclopédie Universalis version 8" article « Djihad », extrait :

"Rappelons d’abord la doctrine traditionnelle. L’islam est un universalisme. Sa propagation est un devoir pour la communauté musulmane. Il s’agit d’élargir toujours plus, jusqu’à la dimension du monde, la superficie des terres où seront reconnus « les droits de Dieu et les droits des hommes » prescrits par le Coran. Un appel (da‘wa) doit être adressé aux États qui ignorent l’islam ou le repoussent. S’ils se refusent à entendre cet appel, on peut alors (on doit, selon la plupart des auteurs) les attaquer les armes à la main.

Ce n’est cependant pas le « crois ou meurs ». Les lois du djihad suivirent au cours des siècles les lois générales de la guerre. Il est même dit et redit que les non-combattants, femmes, enfants et moines, du moins s’ils ne prêchent pas la lutte, doivent être respectés. Les peuples vaincus, s’ils sont des croyants monothéistes « qui obéissent à un prophète », chrétiens, juifs, sabéens, mazdéens, peuvent ou se convertir à l’islam ou garder leur foi et leur organisation religieuse communautaire, à la seule condition de payer tribut. Ils deviennent en ce cas les « hôtes protégés » (dhimmi) de la communauté musulmane. Les non-croyants, eux, devraient ou se convertir ou être réduits en esclavage."

 

[22] The Tower Group, cité par The New York Times du 10/09/2004, estime que le coût additionnel de la sécurité antiterroriste pour les établissements financiers de Wall Street (la petite rue qui est le centre financier des Etats-Unis) est de 3,8 milliards de dollars après le 11/09/2001 au lieu de 1,8 milliards de dollars auparavant. C'est le coût de la sécurité informatique, la sécurisation des locaux, etc. Il donne une idée du coût exorbitant de la protection antiterroriste.

 

[23] Livre "Les islamistes sont déjà là - Enquête sur une guerre secrète" par Christophe Deloire et Christophe Dubois, publié chez Albin Michel en septembre 2004. Ce livre décrit une enquête de deux journalistes sur l'islamisme en France.

 

[24] Livre "La Turquie dans l'Europe - Un cheval de Troie islamiste ?" par Alexandre Del Valle aux éditions des Syrtes (mars 2004). Ce livre analyse les conséquences d'une entrée de la Turquie dans l'Union européenne, compte tenu des risques islamistes.

 

[25] Article "Un islamiste présumé interpellé en France" publié dans Le Figaro des 25-26/09/2004

 

[26] Article "Saudis Blame U.S. and Its Role in Iraq for Rise of Terror" publié dans The New York Times du 14/10/2004. On y trouve des interviews de Saoudiens à qui on demandait l'origine des attentats terroristes meurtriers dans leur pays depuis quelques mois. Les deux douzaines d'interviewés, allant de princes à des travailleurs pauvres, sont d'accord sur les raisons suivantes (extraits) :

§           Les Saoudiens en veulent moins aux auteurs des attentats en Arabie qu'aux Etats-Unis, pour leur invasion de l'Irak.

§           Les Saoudiens considèrent que les attentats dans leur pays ont pour cause l'invasion américaine de l'Irak.

§           De nombreux Saoudiens sont en accord avec les auteurs des attentats. Et lorsque des insurgés ont décapité l'ingénieur américain Paul M. Johnson en juin, ils ont dit que c'était une vengeance pour les souffrances quotidiennes endurées par des milliers de musulmans du fait des tirs des hélicoptères américains Apache.

§           Un prince a dit : "Les gens sont mécontents des idées des étrangers, tout particulièrement en ce qui concerne la démocratie que les Etats-Unis veulent propager à tous les pays du monde, et surtout à l'Arabie Saoudite."

§           Un homme d'affaires s'est plaint des influences étrangères qui font du mal à la société saoudienne.

§           Les Saoudiens revenus d'Afghanistan [où ils avaient combattu aux côtés des Talibans et/ou s'étaient entraînés dans les camps d'al Qaida] étaient furieux que leur rêve d'un état islamique fondamentaliste ait été brisé par l'Amérique.

 

[27] Voici six exemples de textes extraits de la Bible qui nous choquent aujourd'hui :

§           "Si un homme vend sa fille pour être esclave, elle ne sortira point comme sortent les esclaves." (Exode 21, verset 7);

[Un homme peut donc vendre sa fille pour être esclave !]

§           "C'est des nations qui vous entourent que tu prendras ton esclave et ta servante qui t'appartiendront, c'est d'elles que vous achèterez l'esclave et la servante." (Lévitique 25, verset 44).

[L'esclavage est donc permis à condition que les esclaves viennent des nations voisines !]

§           "Si la femme ne porte pas le voile, qu'elle se fasse tondre ! Mais si c'est une honte pour une femme d'être tondue ou rasée, qu'elle porte un voile ! L'homme, lui, ne doit pas se voiler la tête : il est l'image de la gloire de Dieu... Car ce n'est pas l'homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l'homme. Et l'homme n'a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l'homme. Voilà pourquoi la femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance..." (Saint Paul, dans la Première épître aux Corinthiens - XI, 6-10).

[Les chrétiens ont donc voulu faire porter un voile aux femmes avant les musulmans ! Et aujourd'hui les Français cherchent querelle aux filles qui veulent porter un voile à l'école : allez comprendre !]

§           "On travaillera six jours; mais le septième jour sera pour vous une chose sainte; c'est le sabbat, le jour du repos, consacré à l'Éternel. Celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera puni de mort." (Exode 35, verset 2).

[Dans l'esprit des 35 heures qui veut empêcher qu'on travaille trop, au lieu de payer double le travail du Dimanche, on aurait pu l'interdire en menaçant de mort quiconque travaille ce jour-là !]

§           "…tu n'ensemenceras point ton champ de deux espèces de semences; et tu ne porteras pas un vêtement tissé de deux espèces de fils." (Lévitique 19, verset 19).

[On comprend enfin pourquoi les amis de José Bové détruisent les cultures expérimentales OGM : il y a plusieurs espèces de semences dans le même champ. Mais on ne comprend pas comment tant de personnes osent porter des tissus en laine et polyester.]

§           "Si un homme commet un adultère avec une femme mariée, s'il commet un adultère avec la femme de son prochain, l'homme et la femme adultères seront punis de mort." (Lévitique 20, verset 10).

[Les Turcs ont accusé l'Union européenne d'être un « club chrétien ». Ils ont tort, les Européens ne respectant plus l'interdiction de l'adultère prescrite par ce verset; ils ont même imposé aux Turcs de ne pas le punir non plus !]

 

Les exemples ci-dessus montrent que la Bible aussi contient des textes qui nous choquent aujourd'hui. La différence entre le christianisme et l'islam est l'évolutivité :

§           Le christianisme permet que la religion évolue, lorsque le Pape le décide.

§           L'islam considère la religion comme immuable, les lois de Dieu ayant été définies une fois pour toutes lorsqu'il les a dictées au Prophète, et telles qu'elles figurent aujourd'hui dans le Coran et les Hadiths. Les hommes ne peuvent pas faire de lois, car ils seraient alors les égaux de Dieu et usurperaient son pouvoir. Il n'y a pas de Pape, mais certains hommes, les oulémas (docteurs de la foi), peuvent seulement interpréter les lois de Dieu pour les adapter aux situations qui se présentent.

 

[28] Le Figaro du 25/10/2004, article "André Glucksmann : « L'antiaméricanisme a une fonction rassurante »". On y trouve cette définition du terrorisme :

"Le crime imprescriptible du terrorisme [est une] agression délibérée de civils désarmés par des hommes en armes, quels que soient leur accoutrement et leurs alibis idéologiques ou religieux."

 

[29] Livre de M. Nicolas Sarkozy "La République, les religions, l'espérance" (éditions cerf, octobre 2004).

 

[30] Article " Les islamistes financés par de faux braquages" publié dans Le Figaro du 22/11/2004.

 

[31] Livre de M. Frédéric ENCEL "Géopolitique de l'apocalypse - La démocratie à l'épreuve de l'islamisme", éditions Flammarion.

 

[32] "Le saint Coran" http://www.oumma.com/coran/ téléchargé le 21/12/2004

En voici des citations, commentées entre crochets.

 

Sourate

Versets et texte

2

226. Pour ceux qui font le serment de se priver de leurs femmes, il y a un délai d'attente de quatre mois. Et s'ils reviennent (de leur serment) celui-ci sera annulé, car Dieu est certes Pardonneur et Miséricordieux !

227. Mais s'ils se décident au divorce, (celui-ci devient exécutoire) car Dieu est certes Audient et Omniscient.

[Noter que d'après ces deux versets c'est aux hommes de décider de divorcer, pas aux femmes, qui n'en ont pas le droit.]

228. Et les femmes divorcées doivent observer un délai d'attente de trois menstrues; et il ne leur est pas permis de taire ce que Dieu a créé dans leurs ventres, si elles croient en Dieu et au Jour dernier. Et leurs époux seront plus en droit de les reprendre pendant cette période, s'ils veulent la réconciliation. Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles.

[Les hommes ont prépondérance sur les femmes, êtres inférieurs voués au bon plaisir de leurs maris, qui peuvent les répudier et les reprendre. C'est à cause d'affirmations d'inégalité comme celles-ci que trop de musulmans n'acceptent pas l'égalité républicaine.]

4

3. Il est permis d'épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n'être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez.

[Un homme a le droit d'épouser jusqu'à quatre femmes et un nombre indéterminé d'esclaves. Ici aussi, une femme a moins de droits qu'un homme, car elle doit fidélité à son unique mari. En outre, le Coran admet l'esclavage, dont il parle en de nombreux endroits.]

11. Voici ce que Dieu vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles.

[Il s'agit ici de règles d'héritage : une fille a droit à deux fois moins qu'un garçon. Le Coran laisse entendre en plusieurs endroits qu'une femme vaut deux fois moins qu'un homme.]

34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs que Dieu accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leur bien.

[C'est la volonté de Dieu que la femme soit inférieure à l'homme et lui soit soumise, mais l'homme a le devoir de subvenir à ses besoins. Voilà qui justifie aux yeux de certains Français qu'on impose aux filles musulmanes le choix de l'époux, le voile, etc.]

Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leurs époux, avec la protection de Dieu. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les.

[Le Coran recommande de battre les femmes insuffisamment vertueuses ou obéissantes.]

 

 

[33] Résolution 1373 (2001) du Conseil de sécurité des Nations unies http://www.un.org/News/Press/docs/2001/sc7158.doc.htm  rend la lutte contre le terrorisme obligatoire pour tous les états membres des Nations unies. Cette lutte est désormais coordonnée par le Comité antiterroriste (CTC : Counterterrorism Committee).

Autres résolutions des Nations unies contre le terrorisme :

§           Conseil de sécurité : 1526, 1530, 1535, 1540 et 1566.

§           En 2004, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté 5 résolutions antiterroristes : 59/46, 59/80, 59/153, 59/191 et 59/195 ;

§           Le Comité des sanctions des Nations unies, créé par la résolution 1267, tient à jour une liste de 443 noms d'individus ou d'organisations terroristes contre lesquels les Etats membres doivent lutter.

 

[34] Le Coran, traduction Régis Blachère chez Maisonneuve & Larose.

 

[35] "Attentats terroristes : enfin les religieux musulmans réagissent !"

 

[36] "Les droits des femmes progressent dans les pays arabes"

 

[37] Le Figaro du 02/09/2005, Le bloc-notes d'Ivan Rioufol

 

[38] Article "70 ans après Hitler, le président iranien appelle au génocide des Juifs"

 

[39] Texte anglais du discours du pape Benoît XVI à Ratisbonne le 12/09/2006

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2006/september/documents/hf_ben-xvi_spe_20060912_university-regensburg_en.html

 

[40] ONU - Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948

http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm

 

[41] Le Figaro du 17/11/2006, article "Contre le terrorisme islamiste, les musulmans sont le meilleur rempart", par Margaret Beckett, Secrétaire au Foreign Office (ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni) http://www.lefigaro.fr/debats/20061117.FIG000000069_contre_le_terrorisme_islamiste_les_musulmans_sont_le_meilleur_rempart.html . Extrait :

"L'un des jeunes gens responsables des attaques terroristes de juillet 2005 à Londres, Shezhad Tanweer, a proféré une des déclarations les plus glaçantes qu'il m'ait jamais été donné d'entendre. Il a soutenu que ceux qui l'avaient envoyé à la mort seraient finalement victorieux parce que « nous aimons la mort autant que vous aimez la vie »."

Nous avons là une glorification nihiliste de la mort qui n'est justifiée dans aucune religion, aucune culture.

 

[42] The Pew Global Attitudes Project - Global Opinion Trends 2002-2007:

"A rising Tide Lifts Mood in the Developing World

Sharp Decline in Support for Suicide Bombing in Muslim Countries"

http://pewglobal.org/reports/pdf/257.pdf

 

 

Daniel MARTIN

 

 

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