Médias et Démocratie
Règlement intérieur
Mise à jour: 25/02/2005
Ce règlement concerne le fonctionnement de l'association M&D.
L'association a pour but de favoriser la démocratie, par:
§ une publication sur son site Internet de textes et commentaires politiques et économiques intéressant les citoyens;
§ une action en direction des médias qui informent les citoyens, du gouvernement qui communique par l'intermédiaire des médias, des journalistes et des auteurs d'informations publiées par les médias.
La démocratie exigeant la pluralité d'opinions et la neutralité, l'association s'interdit toute action discriminatoire à l'égard d'un parti, d'un syndicat, d'une personne physique ou morale, d'une philosophie, d'une religion, d'une théorie économique, etc.
Elle s'engage donc à accepter et à publier sur son site Internet toutes les opinions, toutes les informations qui lui sont soumises à cet effet, dans la mesure où les textes correspondants répondent aux critères ci-après.
Le Conseil d'administration de l'association est seul juge du respect de ces critères. Il admet la discussion de ceux-ci, mais ses décisions sont souveraines.
La publication de textes par l'association est sans but lucratif. Quiconque soumet un texte s'engage en le faisant à respecter la décision du Conseil d'administration concernant son éventuelle publication ou son retrait du site Internet. Il s'engage à ne pas poursuivre l'association ou un de ses membres au sujet de l'impact éventuel de cette publication ou non-publication, ou des critiques qu'elle aura provoquées.
L'association n'est aucunement responsable des conséquences de la publication d'un texte émanant d'un de ses membres, qui en assume donc l'entière responsabilité.
Par leur adhésion, tous les membres de l'association s'engagent à respecter ce règlement dans leurs rapports avec celle-ci, notamment concernant les textes qu'ils pourraient fournir ou relire avant publication sur le site Internet de l'association.
Ce règlement est appelé à évoluer, la version à jour étant publiée sur le site Internet après approbation par le Conseil d'administration.
Un membre en désaccord avec une disposition du règlement doit immédiatement en informer le Conseil d'administration ou le Président. La disposition litigieuse peut en être modifiée. Si elle ne l'est pas ou si le Conseil d'administration la modifie, le membre doit donner son accord ou démissionner.
Les membres du Conseil d'administration doivent:
§ Disposer d'une adresse de messagerie Internet pour pouvoir communiquer les uns avec les autres; ils doivent y accéder fréquemment, pour pouvoir être joints par ce moyen;
§ S'engager à suivre le plus régulièrement possible, au moins:
· un média (chaîne de télévision, de radio, journal, magazine ou site Internet) comme indiqué au paragraphe Suivi des médias en matière de politique et d'économie,
· ou un acteur de la vie politique ou économique, comme indiqué au paragraphe Suivi des autres actions de communication publique,
en proposant de courts textes signalant des dysfonctionnements de leur communication politique ou économique et une suggestion pour l'améliorer;
§ Relire certains textes candidats à la publication provenant des membres, pour en approuver le contenu ou suggérer des améliorations.
Le Conseil d'administration répartira le travail de relecture entre ses membres en fonction du temps dont ceux-ci peuvent disposer, quitte à allonger les délais de publication si le nombre de textes à relire augmente, ou à ne retenir, parmi les textes proposés, que ceux qui paraissent les plus intéressants.
Un membre qui adhère à l'association doit fournir ses coordonnées. Celles-ci ne seront ensuite connues que de son Président, qui ne les communiquera sous aucun prétexte. Les textes que ce membre enverra ensuite peuvent, s'il le désire, être publiés sous un pseudonyme pour les raisons suivantes:
§ Beaucoup de personnes et d'entreprises jugent la valeur d'un texte en privilégiant la qualité de son auteur: "si c'est un adversaire politique, c'est sûrement faux" ou "si l'auteur de ce manuscrit est peu connu, notre puissante maison d'édition le refusera", etc. Ce travers est aussi détestable que "le délit de sale gueule". C'est un véritable handicap pour la démocratie, qui souffre de cette inégalité dans la crédibilité de l'expression ou la possibilité de s'exprimer.
Le premier but de la publication sous pseudonyme est donc de supprimer ce préjugé, de faire qu'une opinion soit jugée d'après sa valeur intrinsèque, pas la qualité de son auteur.
§ Il y a des cas où une personne désire s'exprimer sans donner son nom, en général à cause de sa fonction: membre d'un parti ou d'un syndicat, dirigeant d'entreprise, etc. Le pseudonyme est alors un moyen commode.
S'exprimer anonymement est démocratique, c'est ce qu'on fait lors d'un vote à bulletins secrets. Cela permet d'éviter des pressions ou autres interférences.
A la vue d'un texte sous pseudonyme on peut seulement se faire une idée du niveau d'instruction et de compétence de son auteur, voire de sa largeur d'idées, de la profondeur et de l'originalité de sa réflexion. Cela ne suffit pas, en général, à l'identifier.
La première action de l'association consiste à publier sur son site Internet des textes constituant un complément, une critique ou une réfutation d'informations données par des médias. C'est là une réponse à un phénomène hélas très général: les médias ignorent le plus souvent les lettres ou messages de leur public.
A part celles provenant de journalistes, les informations données par les médias peuvent être des communications du gouvernement, d'un parti, d'un syndicat, etc.: toutes seront traitées de la même manière.
Les textes publiés par l'association émanent de ses membres, qui doivent y adhérer au plus tard lors de leur envoi. Les textes doivent être envoyés par message Internet (email) pour pouvoir être récupérés sans refrappe ou numérisation.
Un texte doit comporter un titre qui en annonce le contenu. Il doit être signé du nom de son auteur ou d'un pseudonyme.
Pour ne pas prêter le flanc aux critiques que l'on peut faire aux médias sur les informations qu'ils diffusent, les textes que l'association publie répondent aux critères ci-dessous.
Tout texte soumis pour publication doit respecter les lois et règlements français en vigueur, ce qui exclut notamment les opinions racistes, xénophobes, immorales ou pouvant porter atteinte au moral des armées.
Sont également exclus les incitations à la violence et la divulgation de secrets d'état.
Sont exclus, enfin, les propos injurieux ou manquant de respect à des personnes, physiques ou morales, ou à des organisations. On peut être en désaccord avec une personne, il est inacceptable de l'injurier ou de la diffamer. Les définitions de la diffamation et de l'injure sont, en substance:
§ La diffamation est définie comme «toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé». Cela suppose notamment:
· Une intention coupable à preuve inversée: c'est à la personne accusée de diffamation de prouver qu'elle n'avait pas d'intention de nuire, ce qui est souvent difficile;
· Le fait allégué doit être précis;
· L'allégation doit être faite sous forme dubitative;
· La personne doit être nommée ou identifiable.
§ Une injure est constituée de «toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait».
Un texte doit répondre aux critères de qualité suivants.
Un texte à publier doit être constructif. Même s'il contient des critiques, il doit comporter des suggestions pour qu'à la prochaine occasion son auteur (média, journaliste, etc.) soit incité à mieux faire. Un texte de critique pure ne sera pas publié.
La diffusion d'une information sans intérêt est une perte de temps qui peut même, à la limite, indisposer le public cible. Le Conseil d'administration jugera de l'intérêt des textes proposés.
L'association M&D s'efforce d'obtenir pour les citoyens une information de qualité dans les domaines politique et économique, ou par extension dans le domaine social.
Elle ne s'intéresse pas aux autres domaines abordés par les médias: faits divers, arts, "people", conseils pour la vie courante, nouveaux produits, etc.
Dans un texte, il faut éviter toute partie, phrase ou qualificatif hors du sujet, parce que:
§ Cela distrait le lecteur ou l'auditeur et risque de lui faire perdre le fil des idées. La présence de mots superflus fait perdre de la force aux mots qui comptent, et rend leur compréhension plus difficile.
§ Cela fait perdre leur temps aux destinataires du message.
§ Cela ennuie beaucoup de ces destinataires, qui risquent de passer à autre chose.
Un message d'information doit donc être concis, contrairement à un texte littéraire ou poétique, où l'auteur peut vouloir un effet artistique. Pour chaque partie ou phrase d'un message à diffuser, son auteur devrait se poser la question: apporte-t-elle une information intéressante à sa cible, justifie-t-elle le temps qu'elle passera à en prendre connaissance?
Il y a deux sortes d'informations que l'association publie, des opinions et des faits. Lorsque toutes deux sont présentes dans un même texte, l'auteur doit les séparer de manière à faire clairement apparaître ce qui est opinion et ce qui est fait.
Opinions
Une opinion est toujours respectable, sauf lorsqu'elle constitue un procès d'intention, une publicité commerciale, une insulte ou une diffamation. Pour convaincre, son auteur a intérêt à la formuler à partir de faits et d'un raisonnement solide. Lorsque ce n'est pas possible (intuition, par exemple) l'opinion est quand même publiable.
La neutralité de l'association l'amène à respecter toutes les opinions politiques, philosophiques ou religieuses, toutes les théories économiques, etc.
Faits
Lorsqu'une information diffusée affirme un fait, celui-ci doit être vérifiable. C'est évident, mais hélas pas toujours le cas.
Preuves de véracité des faits
Pour être cru, il faut jouir d'une réputation en béton ou fournir des preuves. Un auteur, journaliste ou non, doit donc prouver les faits qu'il avance, pour que son public puisse les vérifier en cas de doute. S'il veut que l'association publie son texte, l'auteur fournira donc les justifications ou références nécessaires, telles que: textes officiels présents sur Internet, articles de journaux ou de magazines, livres, etc. Ces références doivent être précises: adresse Internet (URL), date de parution, page ou paragraphe, etc.
Une information doit être objective. Son énoncé doit donc être indépendant de son auteur, c'est-à-dire de ses opinions et de ses intérêts.
L'information doit être proportionnée, en permettant de situer son importance par rapport au contexte. Exemples:
§ Un texte sur des licenciements dans une entreprise ne doit pas laisser penser que toute la France est en train de licencier à tout va, si ce n'est pas le cas;
§ La citation d'incidents dans une cité de banlieue doit permettre au lecteur de se faire une opinion sur la fréquence du phénomène, pour rendre impossible un amalgame du type "toutes les cités de banlieue sont des lieux de non-droit".
L'information doit être rigoureuse. Elle ne doit pas être déformée par des déductions hâtives, des approximations ou des extrapolations contestables, des comparaisons de choses non comparables, des statistiques ou des sondages imprécis, etc.
La présentation de l'information doit être modérée, sans emphase ni exagération, pour coller à la réalité sans la minimiser ou l'amplifier.
Une information doit être suffisamment complète pour ne pas que les points non abordés induisent en erreur le lecteur. Exemple d'information incomplète: celle des journaux télévisés qui, à propos de l'Irak, ne citent que les attentats sans jamais informer le public de la situation générale de la population: mange-t-elle à sa faim? A-t-elle du travail? Les écoles et hôpitaux fonctionnent-ils?, etc.
Une information doit être suffisamment complète pour qu'on puisse la situer par rapport à son contexte, notamment en importance et en tendance d'évolution.
Les médias peuvent ne pas donner certaines nouvelles ou les déformer, lorsque leur diffusion peut gêner des intérêts politiques ou financiers: on dit alors qu'ils ne sont pas indépendants. L'association préfère, dans toute la mesure du possible, que les textes qu'elle publie soient rédigés dans un esprit indépendant.
Lorsqu'il y a plusieurs points de vue, plusieurs opinions sur un sujet donné, l'impartialité veut qu'on les aborde tous. Si un auteur argumente à sens unique, sans citer de raisons de penser le contraire de ce qu'il écrit, il n'est pas impartial. L'association jugera alors de la possibilité de publier son texte en tant qu'opinion, forcément respectable. Mais l'auteur doit savoir qu'il s'expose alors à la contradiction. Un auteur a donc le droit de ne pas être impartial. L'association n'a pas ce droit et publiera aussi les opinions contraires si on les lui soumet.
Lorsqu'on cite une autre personne, il faut inclure son texte entre parenthèses. On lui attribue ainsi le mérite ou la responsabilité de ce texte. Lorsqu'on reprend à son compte le texte d'un autre, il faut lui en attribuer la paternité. Il vaut mieux, pour être cru, citer le texte d'origine, sa date, son adresse Internet, bref ce qu'il faut pour l'identifier et vérifier la citation.
Un texte mal écrit risque de ne pas être lu ou d'être mal compris. L'association s'efforcera donc, lorsque c'est nécessaire et possible en un temps raisonnable, d'améliorer la qualité rédactionnelle des textes qu'elle reçoit pour publication. Les textes ainsi modifiés seront soumis à leur auteur pour validation avant publication, sauf lorsque les modifications sont minimes et ne changent pas le sens du message.
Lorsqu'un texte publié cite une organisation ou une personne physique ou morale, l'association l'en informe par message Internet, pour lui permettre de répondre éventuellement. L'association n'utilise pas d'autre méthode; les personnes qui de ce fait restent injoignables ne sont pas averties.
§ Publication sur son site Internet de textes, organisés par sujet et permettant un échange d'idées sous forme de forum de discussion.
§ Intermédiation entre les citoyens, dont l'association veut être un porte-parole, et les médias, le gouvernement, les syndicats, etc. qui informent ces citoyens en matière de politique et d'économie.
§ Organisation de réunions et de débats sur la qualité et l'amélioration de l'information politique et économique diffusée aux citoyens.
§ Organisation d'actions de communication pour faire connaître son projet: émissions, interviews, etc.
L'association n'est pas, ne peut pas être, un tribunal des médias. Son but est constructif, elle veut obtenir pour les citoyens une meilleure information politique et économique. Elle a donc besoin de la coopération des médias à son projet.
Elle encourage donc les journalistes à adhérer à titre individuel, éventuellement sous un pseudonyme mais en apportant leur compétence professionnelle, et à dialoguer avec les citoyens sur ses forums de discussion.
L'association doit suivre les médias pour y relever des communications qui méritent une amélioration. Nos membres:
§ Regardent les émissions de télévision où il est question de politique ou d'économie: journaux télévisés, débats, etc.
§ Ecoutent les programmes radio de politique ou d'économie;
§ Lisent les articles de politique ou d'économie des journaux et magazines;
§ Lisent les livres de politique ou d'économie, en notant leur intérêt sur les plans de la pédagogie et de la qualité de l'information, ainsi qu'en résumant leur message et leur tendance politique ou philosophique.
Ces membres peuvent ensuite nous faire part de leurs constatations en nous fournissant pour publication des textes qui respectent les critères de qualité précédents.
Les médias français ne comparent pas assez souvent notre situation, nos problèmes, nos institutions, notre économie avec les pays étrangers. Cette comparaison est pourtant instructive. L'association souhaite publier de telles comparaisons, ainsi que la comparaison entre le comportement de nos médias et le comportement de médias étrangers.
Nous avons besoin de membres qui s'engagent, chacun, à suivre un ou deux de ses médias habituels, en manquant le moins possible d'émissions ou d'articles: merci de nous contacter.
Les médias créent l'information politique ou économique avec leurs journalistes et les auteurs qui s'y expriment. Mais d'autres acteurs communiquent aussi: le gouvernement, les partis, les syndicats, etc.: l'association doit aussi suivre leurs communications, pour les mêmes raisons et de la même manière que ci-dessus.
Nous avons donc aussi besoin de membres volontaires pour suivre ces autres acteurs.
Les membres qui le souhaitent peuvent s'abonner gratis à des messages de l'association qui les informent des textes publiés depuis le message précédent. Ils peuvent aussi se désabonner à tout moment.
Note légale
L'association Médias et Démocratie respecte les lois, notamment celles sur la diffusion d'informations par Internet. Par conséquent elle ne publie ni injure ni diffamation; elle respecte le droit de réponse et de rectification; elle avertit les journalistes, médias et personnes physiques ou morales citées dans un de ses textes de la publication de celui-ci, pour leur permettre d'exercer leurs droits de réponse et rectification. Cet avertissement est envoyé par message Internet au plus tard le lendemain de la publication. Au cas où une personne citée prouverait une erreur dans un texte publié par l'association, celle-ci s'engage à lui présenter des excuses et à publier une rectification dans les meilleurs délais.